Prêtres
10* De sauver sainte ég1ls<*«
* Vestent hauberts , lacent elmes réoods ,
Ceignent espées es senestrea girons,
Montent es selles des destriers arragons;
A leurs cols pendent les escus as lions ,
Et en leurs poings les royaux gonfanons;
Ouvrent les portes, les ponts lèvent amont ;
Si s'en issirent à force et à bandon *. Les napes sont ôtées : quand vint après mangier, Ménestrel s'appareillent pour faire leur métier, (bbethb*) Et dit que li plus pauore soient vêtu premier, S'ait chacun bonnes ormes et bon oorant destrier, (albxandeb.) Et cil bien se défendent o* leurs épées nues : Àins qu'en ait Alixandres les nouvelles eues, T ot' sang et cervelles de maints corps épandues. (».) Rou fut mult débonnaire : de Régnier out* pitié ; D*aller quitte à sa famé li donna plein congié. (aou.) Que 11 ribaud dépouillent pour avoir le breuvage, (gàuthier.) Fais que Tâme ton père soit briément absolue. Baudouin. Que m'âme ne puist être du péché prisonnière : Des œuvres au déable me veux-je traire arrière. Fille, dit Vapostole, tu fais bonne prière; Ta conscience est bonne, nette, vraie et entière, (iubinal.)
Cette méthode fut assez tât réformée pour le vers de dix syllabes; mais elle se conserva pour Talexandrin . Ainsi nous lisons encore dans J. Marot :
Un samedi matin, de mai onzième jour,
Environ les quatre hetires, le roi, sans long séjour.
Fait sonner : mettez séUes, gendarmes, à cheval;
Trompes, tabours réêonnent tant d'amont que d'aval.
Chacune compagnie arrive à la campaigne;
Soudain courent aux armes, s'en vont sous leur enseigne.
Mais le même poète introduit rarement cette muette dans le décasyllabe :
François leur firent leur part honnêtement... Les uns s'en fuient, autres suivent de près.