‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 139 sur 243 · CÉSURE · texte numérisé non relu

CÉSURE

Du Bellay , dans son Illustration de la langue française, traite également de la coupe féminine. Ainsi c'était une règle désormais acquise à la poétique française.

S"" Entre la Chanson de Roland et Clément Marot , qui maintenait encore dans sa jeunesse l'ancien système, se place un système différent , lequel consistait à couper les vers sur une voyelle muette qui ne s'élidait pas, et qui comptait par conséquent pour une syllabe :

Qui bien ame de fin cuer loyaument. thibaitt.

Mais ils mentent li traïlor félon. n>.

Rafraischissez le chastel de mon caer

D'aucuns vivres de joyeuse plaisance, gr. d'ouléans.

Mais tout afin que toudis* elles soient

Envieuses de mieux en mieux valoir,

Sans les vices que l'on ne doit avoir;

Car qui plus a grant vertu et bonté,

En doit être moins d'orgueil surmonté. Christine.

Et se firent honorer et aimer, a. chartier.

Et nos pères qui devant nous naquirent, id.

Dont sa cause plus forte semblera, martin lefeanc.

Plusieurs monstres il avoit abattu, id.

S'ils se vantent coucher sous le rosier, villon.

Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis...

Que sa grâce ne soit pour nous tarie, id.

Tel était l'usage le plus général que les poètes trouvaient établi à la fin du xv* siècle. J. Le Maire, le réformateur luimême , s'y conforma d'abord :

Leurs versets dits alternativement Délectèrent les oreilles des dieux...

Et vos branches inclinées et torses...

Souillent^ harpent, tympanent, citharisent.

A plus forte raison ses contemporains :

Tempérance, dame bien mesurée,

Qui n'est M^te, ne sourde, mais heurée,

Sobre, paisible*, constante et asseurée. hescrinot.

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