‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 141 sur 243 · K0TE · texte numérisé non relu

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et maindre, esmoy et estnay, etc. La rime de l'adverbe mains (moins) avec les mains et autres mots analogues est très-fréquente *. On trouve encore dans Pybrac, à la fin du xvi* siècle, celle de moindre ou maindre avec plaindre. De même dans Ronsard :

La nuit nourrit le mien (brasier), que je ne puis éteindre : Mais pour boire la mer» il ne seroit pas moindre.

Je note encore dans Ronsard courraye (courroie).

L'adjectif voir, prononcé veir (ital. vero)^ est le mdme mot que vrai '. Hoir (du latin hères) ne se prononçait pas autrement que héritier, héritage :

Por Taveir qu'il en ot, fist Thiébaut soneir. (hod.) Ne sait que cuider ne que creire, Mais dès or volt haster son eire. BB!foi8T. Avec rame jusqu'en enfer, Pour faire l'humain lignage hoir D'héritage de paradis, guillevillb.

Enfin nous retrouvons partout les traces de l'ancienne pro* nonciation. L'infinitif veir* donne le futur régulier verrai; deveir donne deverai, devrai; aperceveir, aperceverai, apercevrai : et ainsi disparaît cette grande irrégularité de la troisième conjugaison. Vous avérez \ qu'on trouve dans la Chanson de Roland et ailleurs , est le futur tout naturel de aveir. Au zv* siècle et au commencement du xvi* , on lit encore dans beaucoup de textes vecy^ v^/a (voici, voilà). Adreit a produit adresse; creire, créance; fei, féal; peiser, pesant; étreit, étrécir; rei, régner; espeir, espérer, espérance; e/frei ou ^f/pai, effrayer; harnais, harnacher; écheir (plus tard

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