‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 142 sur 243 · Voycs la note · texte numérisé non relu

Voycs la note

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écheoir, aujourd'hui échoir) ^ échéant; cheir {cheoir, chùir)^ il chet, il cherra.

On ne s'étonnera donc pas que la diphthongue oi ait été mise en rime avec è grave ou son équivalent.

Aymon de Yarennes, poète de la On du xii* siècle, a dit :

Mais en la langue de françois Le fit aimer en Leones (Lyonnais).

On lit dans un auteur anonyme du môme temps , qui a traduit en vers les distiques de Denys Gaton :

Mais si jeo ai mépris, Ou autre chose mis Que il n'y doit avoir, Li sages qui l'orront Amender le pourront, Et je les en requier,

Rutebeuf associe les trois rimes suivantes : moi. Je m'U" moi S (le mois de) mai.

Alain Chartier écrit par un. a le mot croire {crerre) dans une pièce monorime en erre.

Tant que roi s'est prononcé rei, la rime de rois avec pren-drois a été excellente. Mais depuis l'époque indéterminée où la bivocale oi affecta dans certains cas la prononciation oé, il y a eu disparité entre des finales écrites de même , et la rime précitée est devenue fausse.

Pendant le xv* siècle , oi continue à se prononcer ai. C'est ce que prouvent les rimes suivantes :

De Christine de Pisan : bourgeois, je fais, croix, courtois ( quatre rimes qui se suivent).

De Villon : Chollet et souloit, Seine et Antoine, Seine et royne. Rennes et roynes, Diomédès et detz (doigts), les mains et mains (moins) , legs et exploits, aise et poise, disette et étroite, sait et cessoit dans ce passage frappant :

Le temps passé, chacun le scet.

Fussent gens d'armes ou tonnerre, Au son de lui tout mal cessoit.

4. J'ai noté dans le Roman de la Roae s'efftois rimant avee j'uMe»

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