‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 157 sur 243 · Ne »'f afflige · texte numérisé non relu

Ne »'f afflige

EIV avoient da fia or les oouroones aux tétaê. rohsard. EU* a voient faœ d'bomma, et portoient de grans dens. id. EU' fit devant ses jours mourir cruellement, du bbllay. Chaque bète vivante eW rende pitoyable, baïp.

4* Pendant longtemps le pronom le put rejeter en poésie la voyelle finale. On disait et Ton scandait :je Vveux. Il serait peut-être plus exact de fondre ce pronom avec le mot précédent , à peu près conune s'il y avait jeul veux ; on trouve d'ailleurs éôrit nel , au lieu de m l\ comme en italien noL Ex. :

Votre oUfan sonner vos ne f daignastes. (roland. ) Si V saluèrent par amor et par bien, (ib.) Del serpent qu*en issoit, vos V dis par sainte Hélène, (alixand. ) Que Hou ne V décolast, car mult Tavoit haï. (aou*) Que ne V pourront plus endurer, benoist. Je V bannirai de ma maison, (iubinal.)

La même apocope avait lieu , quoique moins souvent, pour le pronom se :

Pur ço ne f" puet nule gent contrister. (holand.) Onques fin n'i pout mettre, nel ne s*pout essillier. (rou.) De lor gaaing ior ne «' chargièrent. (brut.) Que ne s* trouvent si entassées, benoist. Qu'on ne <' doit mie destorber*. (icbinal.)

On disait el{è$ /e), qui signifiait dans le :

Le cuer li est el ventre plaine paume haussié. (Alexandre.)

Devant sa gent el camp saillit, (brut.) S' un homme fait el siècle toutes ses volontés. ( jubinal.)

â*" Milf au lieu de mille. Nous avons conservé, sans raison aucune » cette orthographe pour nombrer les années : les anciens ne faisaient pas cette distinction.

Us connaissaient la forme moderne, mille ou mile :

De mil manières colorés,

Et de cent mille déguisés, bknoist.

Gent miUê mercis vous en rend. id.

Mais bien plus souvent ils écrivaient mil :

Et jo ferai e mil coups et sept cens, (roland.)

ît Troubler.

En la compagne de chevaliers sept mil, ( oahin.) Ne (lèveriez, pour mil marcs d'or, penser, (ib.)

Leur ont mil tètes abattues, bbnoist.

Neuf mil cinq cens hardis entrepreneurs, i. marot.

De trois mil combattans Suisses, gens d'élite, marot.

Que mil soupirs le jour j'arrache de mon flanc, baïf. Mille doux mots doucement exprimés, Mil doux baisers doucement imprimés, du bellay.

L'homme flotte agité de mil divers desseins, ptbbac.

Le mot mille, mesure de distance, pouvait également être monosyllabe :

A un mil près son enseigae déploie, j. uabot.

6° Nous écrivons public et poétique, sans que cette variété d'orthographe ait le moindre fondement , les mots français dérivant de deux mots latins à désinences semblables. On ne s'étonnera donc pas de voir d'anciens auteurs écrire poétic (ou poéticq, poétiq)^ fantasiie^ catholie, etc. Pareillement on trouve inutil, fertil, sans e, comme nous écrivons vil, servit. Ex. :

Prince dévot, souYerain catholie. marot.

Ait entenda leur sophiiîie parler. . .

Mélancolie, morne, marri, musant...

Tous les hauts faits des sept sages de Grèce

Sont inutils, comme étans faits sans foi...

Du bois ombreux et champ fertil d'illecques. id. Le lierre bacchic, replié de maint tour, eonsard. Seulement composai, pour inutil ne vivre, baïf. Je ne veux point ici du maître d'Alexandre ' Touchant V^Ti poétic les préceptes t'apprendre. dc bbllaY..

Le vers tragic, le comic, le harpeur*. id. Des chardons inutile et des herbes méchantes, dbbportbs.

Esprit abstrait, ravi et exUUie,

Qui, fréquentant les deux, ton origine,

As délaissé ton hôte et domeitic. habblais.

i. Aristote.

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