Propriétés
4. La roie était ce que nous appelons la vièle ; ia vièle était un violon. La gige était un instrumenta cordes, d'une forme inconnue.
du XY* siècle, d'alexandrins à rimes croisées. Quand le grand vers , sortant de son domaine exclusif, fut employé par les auteurs de dits et fabliaux , ils procédèrent par couplets de quatre vers monorimes, dont nous parlerons en traitant du quatrain.
Au milieu du xir siècle, le système monorime était en si grand honneur, qu'on l'appliqua à la poésie latine. Un religieux do Saint- Victor , nommé Léoninus ou Léonins, a laissé beaucoup de vers latins soumise la mode française. Voici un court fragment d'une épttre au pape Alexandre III :
Quod neqiiit ergo manu», indoclaque lingua verelur. Mens pia persolvet, cornes hanc dum vita seqtietur j Nom prius oer* aves, pisces mare non paCietur, Sidéra subsident, tellua super aslra feretur, Pectore quam nostro tuus hic amor evacue(ur, Aut meritis ingrata tuis oblivio detur*.
On va voir avec quelle persistance la succession monorime demeura une loi de l'alexandrin. A la fin du xv siècle , Henri de Croy, dans son Art de la Rhétorique, formule ainsi la règle de ce mètre : « Et n'a qu'une seule terminni^on le nombre de lignes, et est à la volonté de l'auteur :
Puisque le duc perdit de Nancy la journée. Justice trépassa; forte guerre fut née; I /église en a perdu ses rentes ceste année; Noblesse en a été durement fortunée, Et pauvres gens en onl trës^ure des^tiiiée. »
Ces vers célébraient un événement contemporain , la défaite de Charles le Téméraire (en 1477).
A la renaissance , on vit disparaître tout à la fois les romans de gestes , l'alexandrin et le système nionorime. Marot le père essaya quelques alexandrins à rimes plates; mais ce mètre, qui est aujoui*d'hui le mètre principal de notre poésie, devait encore attendre un siècle et demi pour être réintégré dans ses droits. C'est Ronsard et ses élèves , appuyés cette fois par