I. Les Recherclies de la France, L I, p. Wf
50 NOTES. — IIIME6 TRIPLÉES.
Si ne pues * aporoevoir Pourquoi Dieu teut Tua avoir, £t l'autre laisse pour voir :
Ce passe l'humain savoir; L'œil créé ne le peut voir, Et en gré faut recevoir Ce qu'il lui plaist de pourvoir.
Marol n'a pas fait de pièces monorimes; Saini*Gelais en a laissé une. Ce système est resté un jeu d'esprit, dans lequel les modernes , nous Tavons vu , se sont quelquefois exercés.
La succession de rimes procédant régulièrement par trois aurait pu être admise. C*eùt été un moyen de varier les combinaisons de la poésie et le plaisir de l'oreille. Mais ce système n*a pas été admis , et je n'ai trouvé qu'un auteur qui l'ait tenté. C'est Martin Lefranc , dans une pièce d'une quarantaine de vers. Voici un fragment de ce curieux essai :
Û homme, reconnois ce que peux et que vaulx; L*ceii en terre ne mets, ne sur monta, ne sur vaux. Sans priser or, argent, armures ou chevaux, Kegsrde vers leciel; rends ton devoir À cil Qui noie tous tes faits jusques un poil do cil, Ht ne fais, comme Adam, condamner en exil : Qui ne voulant user de sa bonne puissance, Fourfit vers son Seigneur par désobéissance. Fiche ton cœur en Dieu, car lu ne peux sans ce.
NOTB 17 (page 83).
H y a peu d'exemples de trois rimes diffi&rentes se soeoédant, avant que l'une d'elles reçoive sa rime correspondante. A celui de Rabelais nous en ajouterons un de J. Marot :
i: Tu ne peuxi