Dans une Oraison à Nostre-Dame
3. L'auteur de VAn det sept dames dit encore, qiir s^, daas un certain passage, on faisait satunai de quatre syliahos, la rime serait trop kmRne.
A56 NOTKS.
XV* siècle, nos rimeurs se complaisaient aussi dans cette fausse voie , ils sont loin d'avoir reproduit les infinies complications de la versification provençale. Les mots français manquent pour reproduire la longue nomenclature fournie, à cet égard , par Las Flors del gay saber.
1« Rime kikiellb. — « Kirielle, dil Sibilet, a été appelée la rime en laquelle en fin de chaque couplet un même vers est toujours répété, ce qu*ils ont appelé refrain es ballades et chants royaux. »
La kirielle consiste donc à répéter un même vers à la fin de chaque couplet. En voici un exemple donné dans la poétique de Gracien Dupont :
Qui voudroit savoir la pratique De celte rime juridique , Je dis que bien mise en effet La kirielle ainsi se fait.
De plates' de syllubes huit Usez en donc, si bien vous duit ; Pour faire le couplet parfait, La kirielle ainsi se fait,
2* Rime concatènée. — C'est la répétition , au commencement d*une strophe, du vers qui termine la précédente. Marot en fournit un exemple dans sa deuxième Complainte. La première strophe finit et la deuxième commence par ce vers :
Tous les regrets qui furent onc au monde.
3* RiMi ANNEXÉS et FAATRisÉE. — La rime annexée reprend au commencement d'un vers I» dernière syllabe du précédent; la rime Jratrisée on fraternisée reprend un mot entier. £x. :
En désespoir mon cœur se mire :
Mire^ je n'ai, sinon la mort :
Mort voudroie être sans support ;