‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 221 sur 243 · I. n faudrait /uMe · texte numérisé non relu

I. n faudrait /uMe

Le vers de cinq syllabes parait avoir été en honneur au XV" et au xvr siècles.

Une pièce d*Âlain Chartier commence ainsi :

Qui pourroil décrire, N'a conter suffire Tout ce qui déchire, Et à méchief tire Notre humanité?

Courroux nous martyre, Faveur, haine ou ire Nuisent à élire, Penser, faire ou dire Ce qu'est vérité.

Voici un fragment d'élégie composée par Martial de Paris :

Mieux vaut la liesse, L'amour et simplesse De bergers pasteurs, Qu'avoir à largesse Or, argent, richesse, Ni la gentillesse De ces grands seigneurs.

Car pour nos labeurs Nous avons sans cesse Les beaux prés et fleurs, Fruitages, odeurs, Et joie à nos cœurs, Sans mai qui nous blesse.

La Harpe dit avec raison que les vers de ce morceau ont une marche aisée et coulante.

En voici un autre de Crétin :

Malheuretés durent, Tous états murmurent.

Peuples maux endurent, Deniers se dépendent.

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