DOUZAIN, ETC
Et ne doutez être seulettes.
Reprenez habits de couleurs, Puisqu'ainsi s'en vont nos malheurs :
Si je suis bien , ainsi vous l'êtes.
Une chanson de Marot présente les deux mêmes mesures, mais dans Tordre inverse : huit vers de quatre syllabes y sont suivis de quatre vers de huit.
Stance de treize vers. — On en trouve quelques exemples. Cette stance est ordinairement isomëtre :
Tu as toujours aimée Vérité, Justice, droit, raison et équité:
Je le sais bien ; car par ta courtoisie Les grans secrets tu m*as manifesté, Et tout cela qui étoit occulté En ta sainte sapience infinie.
Lors quant j'ai vu ta haute sapience , Et reconnu mon péché et offense, J'ai proposé de non persévérer, Mais devant toi pleurer et soupirer.
Qui es juge piteux et amiable , Pour la grâce de mes maux procurer; Car je connois que lu es véritable*.
Un chant royal attribué par quelques-uns à Marot {Le très-puissant Dieu, le père parfait) présente cette stance, qu'on trouve aussi dans Saint-Gelais. Les Provençaux en ont souvent fait usage.
11 est rare de voir dans ces grandes strophes des mètres combinés. En voici une , où l'on reconnaîtra la réunion du sixain et du septain :
Jamais un conquérant, au jour d'une victoire, Par les pompeux chemins que lui dresse la Gloire
Ne marche avec tant de fierté :
La province rangée au pouvoir de ses armes Trouve dans ses malheurs de la gloire et des charmes ,
Et bénit sa captivité.
Au bruit avantageux que fait sa renommée ,