‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 238 sur 243 · I. Traduction d'un psaume,- dans les Vigiles des Uorts · texte numérisé non relu

I. Traduction d'un psaume,- dans les Vigiles des Uorts

Le vaincu sans trembler voit son affreuse armée , Et, sans craindre la mort, lui présente le sein;

Et pour affermir sa conquête,

Poussé d*un généreux dessein ,

U lui met le sceptre à la main

Et la couronne sur la tète*.

Une chanson de Marot offre les mètres suivants : 6 vers de dix syllabes, 6 vers de quatre , 1 de huit.

Stances db quatorze vers et au-dessus. — Ces stances deviennent si rares, et sont d*ailleurs si dénuées d'harmonie, qu il nous parait inutile d'en transcrire des modèles.

V Thibaut a écrit une chanson en couplets de 14 vers , où il entre quatre mètres différents. Elle commence ainsi : Messire Gniz, moult me sied la partie.

Les Provençaux ont connu cette strophe.

2** On trouvera dans Martial de Paris des stances composées de 16 vers de sept syllabes.

Les Provençaux limitaient l'étendue des stances au nombre de 16 vers.

3° Rabelais a laissé des stances de 18 vers.

i"" Enfin on trouvera dans J. Marot des stances de 20 vers.

NOTE 47 (page 269).

Une stance ne doit pas commencer par une rime de même nature que la stance précédente. Cette règle est assez nouvelle; le xvu" siècle l'ignora. « Cette distinction en stances, lisons-nous dans Port-Royal , fait qu'une stance ayant commencé et fini par une rime féminine, celle qui suit commence aussi par une autre rime féminine, sans que cela soit contre la règle qui oblige de mêler les masculins avec les féminins, parce que chaque stance se considère séparément. »

Un heureux sentiment de l'harmonie a conduit Malherbe à

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