‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 40 sur 243 · Voyei, à la fin du volume, la note · texte numérisé non relu

Voyei, à la fin du volume, la note

Du preiDier coup de vent il me conduit au port, Et, sortant du baptême, il in*envoie à la mort. corn. Pleurante après son char veux-tu que Ton me voie? bac. Roide mort étendu sur la terre il le couche, la font. Que tout chargé de fers à mes yeux on Tentratne. volt.

9^ La poésie se permet encore des inversions plus hardies et qui dérogent entièrement à la rigueur de la prose^ sans toutefois nuire à la clarté :

Je sais des gens de cour quelle est la politique, corn. Possesseur d'un trésor dont je n'étois pas digne, Souffrez avant ma mort que je vous le résigne... Quelque tache en mon sang que laissent mes ancêtres, id. C'est ainsi devers Caen que tout Normand raisonne, boil. Mais un auteur malin, qui rit et qui fait rire, Dans ses plaisans accès qui se croit tout permis... Ce n'est pas quelquefois gu'une muse un peu fine Sur un mot, en passant, ne joue et ne badine, id. D'un trône qui m'est dû fuut-il que l'on me chasse, Et d'un prince étranger ^ je brigue la pince? rac. Je ne fais contre moi que vous donner des armes... Je refuse à l'autel dehû servir de guide... Dans un lûche sommeil croîs-tu queme^yeli Achille aura pour elle impunément pâli?... Tu sais depuis leur mort quelle sévère loi Défend à tous les Grecs de soupirer pour moi... J'ignore contre Dieu quel projet on médite... Néron devant sa mère a permis le premier Quon portât des faisceaux couronnés de laurier... N'estril de son pouvoir gue le dépositaire?... Je sais sur ma conduite et contre ma puissance Jusqu'où de leurs discours ils portent la licence, id.

On voit que Racine, qui n'est guère cité pour sa hardiesse , savait forcer notre langue de se prêter à son vers*.

i. Voyei la note à la fin du >olumc.

98 ÇdAPITEE I,X.

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