‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 58 sur 243 · I. Voyei te note à te fin du volume · texte numérisé non relu

I. Voyei te note à te fin du volume

iZA CHAPITRE XII.

Les accents sur la seconde ou la troisième syllabe, sur la huitième ou la neuvième, sont les plus fré* quents :

A peine nous soTtions des portes de Tréténe, hàg. Il étoit sur son char; ses o»fdes arfliyëi... L*œil morne maintenant et la (^te baissa... S*éléve à gros bouil/on< une montagne humide... Ils ne coonotMont/»[u8 nî le frùn ni la voioo..» Portent de ses cheveux les d^j90uilles ^nglantes,,. Oà la vertu resp/ra un a^rennpoisonn^... CiêiAX, écoutez ma voix; titre , prête VùreiUê. tb.

Le rhythme est sensible dans tous ces vers. La mobilité des deux accents' que nous pouvons appeler secondaires, fait éviter la monotonie qui résulterait de nombres uniformes.

Dans un morceau suivi nous allons retrouver ces divers accents ^ :

Ce dieu, mettre abso/u de la terre et des deux,

N*est point tel que Terreur le figure à vos yeux :

LÈternêl elt son nom ; le monde est son ouvropt :

Il entend les souptrs de TAumble qu'on outrage,

Juge tous les mortels avec d'égales lois.

Et du haut de son trône interroge les rots :

Des plus fermée étate la chute épouvanto6{i^

Quand il veut, n'est qu'un jeu de sa main redoulaUi. iua.

Boileau recommande ce genre d'harmonie :

Ayez pour la cadence une oreille sévère.

I. n arrlTcra quelquefois qu*on ne sera pas d*accord sur là place des se» cents ; on le sera toujours sur leur nombre. Ainsi l'on peut déclamer didMS wniènslavcrs snlvant :

O li, Je Tiens dans son temple adorer l'Éternel, hac. Oui, Je tient dans son temitle, etc.

Mais personne ne le récitera de manière à mettre trois accents dans lepreflilir hémisUclie t

Oui, Jê vient daas son temple , en.

DB LA €ABBM€B. 435

Voici quelqueê obftenatioBft qui aideront A Tobtenir»

Un vers aleiandrio est mal cadencé qnand Taecent final (celui de la rime)i ou Taccent médial (celui de rhémistiche), sont trop peu marqués; quand il a plus ou moins de quatre accents, quand deux accents se suivent immédiatement.

Passons successivement en revue ces différentes hypothèses.

ï"" L'accent de la rime est le plus important. On Tefface quand on met à la fin du vers un mot qui s'unît par le sens et par la prononciation au mot suivant :

Vrai fils de la valeur de tes pères, qui wi\%

Ombragée des lauriers qui couronnent leur front. nisNlIi.

Faut-il donc maintenant s'étonner si je suis

Enclin à des humeurs qu'éviter je ne puis. ID»

Il m'a dû , m'attaquent, connoltre tout entière,

Et savoir que l'honneur m'étoit sensible au point

Vén conserver l^injure et ne pardonner point. ROtMV.

Quintilien en fait un précepte*.. *— La jmMv

Soit du causeur I — Et dit là-dessus doctement '. mol.

2"" Nous avons donné ei-dessus * plusieurs exem* pl«8 de vers qui ont à la césure un repos insuffisant, un accent trop peu sensible.

Nous ajouterons seulement des exemples, dans lesquels le poète a contrarié d'une manière peu agréable les accents dé la prose :

Un foi quelquefois ouvre un mHs impoManl. BOfL« Grands mots que Pradon croit des termes de ehiinfe. It.

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