I. VoTei,àlalBdttvelHM,UMlel
S. Voyei d-destus, p. 16.
136 CHAPIT1IE XII.
La prononciation régulière demanderait que les accents fussent distribués de la manière suivante :
Un fat quelquefois ouvre un Bvis importons.. Grands tnats que Prado» croit des fermes de chimie.
Le poëte a donc forcé Taccenluation. La cadence serait rétablie si Ton mettait :
Un foi ouvre par/ots un d^vis, etc.
Ces grands mots que Vradon croit termes de chimie.
Les accents sont bien placés dans ce vers de Mo* lière :
L'amour qui voit pour lui franchir un tel obstacle.
Le vers perdrait sa cadence si Ton transposait ainsi :
L*amour qui pour lui voit franchir un tel obstacle.
3"* Un hémistiche a moins de deux accents quand il renferme un grand mot de quatre, de cinq ou de six syllabes :
Je donne par devoir à son affection
Tout ce que l'autre avoit par inclination, corn.
i< Affection, inclination, dit Voltaire , ne terminent pas heureusement un vers. »
Imaginations I — Célestes vérités ! corn.
Se peut-il qu'en ce temps de désolation,.,? volt.
La Harpe Mit, à propos de ce dernier vers : « En
4. Le même critique reprend dans Roucher remploi des grands mots. « C*est, dit-il, ayec la même naïveté qu'il croit bonnement ressusciter notre poésie par d'autres moyens du même genre , et qui ne coûtent pas davantage : par exemple, avec des hémistiches adverbes ou des adverbes hémistiches, comme on voudra, c'est-à-dire en faisant d'un adverbe de six syllabes la moitié d'un vers alexandrin :
Mélancoliquement le long de ce rivage... Les biches attendaient iUincitutemeut.
< Avec ces belles inventions , renouvelées de Chapelain , on peut faire quantité de poésie imitative ttans pede in uno, comme dit Horace :
Ce grand roi s'avançait majestueusement.