CHAPITRE XII. DE LA CAOEMCE
pos habilement ménagés ^ les rimes heureusement agencées.
« Dans les vers rimes à deux, dit Marmontel, le sens peut finir après le premier, et le second peut commencer une nouvelle période \ Mais dans les vers entrelacés I la rime et la pensée doivent se clore ensemble, si Ton veut que la période poétique soit nombreuse et arrondie. C'est ce qu'on désire souvent dans les poésies de Chaulieu '. Qui croirait, par exemple, que ces vers fussent d'une pièce rimée :
Il faut encor que mou exemple, Mieux qu'une sloïque leçon, T'apprenne à supporter le faix de la vieillesse, A braver l'injure des ans.
(c Si la rime enjambe d'un sens à l'autre , la pensée a parcouru son cercle avant que l'harmonie ait achevé le sien : l'esprit est en repos, l'oreille est encore en suspens. »
On trouvera le même défaut dans ces vers de La Fontaine :
Jadis une jeune merveille Méprisoit de ce dieu le souverain pouvoir.
On Tappeloit Âlcimadure :
Fier et farouche objet, toujours courant aux boié. Toujours sautant aux prés, dansant sur la verdure.