I. BoUeau en offre souvent Texemple
S. Chaulieu ne mérite pas cette critique ainsi généralisée.
HARMONIE miTATlVE.
Quand la parole exprime un objet qui , comme elle, affecte Toreille, elle peut imiter les sons par les sons, la vitesse par la vitesse et la lenteur par la lenteur, avec des nombres analogues. Des articulations molles, faciles et liantes, ou rudes, fermes et heurtées, des voyelles sonores , des voyelles muettes , des sons graves, des sons aigus, et un mélange de ces sons, plus lents ou plus rapides, forment des mots qui, en exprimant leur objet à Toreille, en imitent le bruit ou le mouvement , ou Tun et l'autre à la fois, comme en français les mots hurlement ^ gazouiller, mugir, aboyer, miauler. C'est avec ces termes imitatifs que l'écrivain forme une succession de sons qui, par une ressemblance physique, imitent l'objet qu'ils expriment \
On appelle onomatopée un mot ou une suite de mots qui peignent ainsi la oature.
Dans tous les exemples que nous donnerons de ï harmonie imitative, on verra que les préceptes généraux sont presque constamment violés. Le poëte alors
Sort ded règles prescrites, Et de Tari même apprend à franchir leurs limites. aoiL.