‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 71 sur 243 · La Harpe (t Vil, p · texte numérisé non relu

La Harpe (t Vil, p

Ses murs, dont le sommet se dérobe à la vue, Sur la cime d'un roc s'allongent dans la nue. boil.

Le monosyllabe roc, ainsi placé à rhémistiche, force le8 yeux et l'attention du lecteur à s'arrêter sur l'emplacement qu'occupe celte tour* : c'est une espèce de point de départ, d'où ils la suivent , et s'élèvent pour ainsi dire avec elle dans la nue. Ainsi quand Delille nous peint un clocher dont la longue flèche

Court en sommet aigu se perdre dans les deux,

son vers court, rapide et léger, comme l'objet qu'il décrit; tandis que celui de Boileau s'allonge péniblement : et les deux poètes méritent et doivent partager ici le même éloge '.

Sur son épaule t7 charge une lourde cognée. Bon.

Substituez au premier hémistiche :

H met sur son épaide une lourde cognée.

VOUS n'avez plus d'image, ni par conséquent de poésie. A quoi tient donc ici l'art du versificateur? au bonheur de cette inversion , sur son épaule il charge , qui , renvoyant à l'hémistiche le mot qui fait image, nous peint les efforts du perruquier pour se charger de la lourde cognée '•

C'est là que du lutrin gtt la machine énorme, boil.

Cette épithète , si bien placée à la fin du vers , présente le lutrin dans toute sa masse \

Un riche abbé...

Oppressé fui d'une indigestion, volt.

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