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4i U Harpe ( Cours de Littérature, U VI , p, 268 ].
Si le poëte eût mis fat oppressé ^ remarque La Harpe \ l'effet du vers était perdu.
V Le rapprochement des deux accents d'un hémistiche appelle Tattention sur un monosyllabe :
J^aime mieux les wn,T morts que couverts d'infamie, gorn.
Et je baunirots^ moi, tous ces lâches amans...
Bfa timide voix tremble à vous dire une injure...
Pour me l'immoler^ trattre? Et tu veux que moi-même, etc. id.
Faites que Joos meure avant qu'il vous oublie, rac.
Le sang de vos rois crie, et n'est point écouté, id.
Je le savois bien, moi^ que vous l'épouseriez, mol.
Ce que je m'en vais lire... — Une me platt/Mis, mot...
Laisse-là son nom, traître, et dis ce qu'il t'a dit. lo.
Voulez-vous que moi, chien, qui n'ai rien à la chose, la pont.
Par qui le sénat vit, par qui Rome est sauvée, volt.
En mettant plus de deux accents dans un hémistichcy on peut faire ressortir chacun des mots qui le composent, et rendre l'action ou Tidée plus frappantCi en la subdivisant dans ses détails :
Soudain nous entassons, pour défenses nouvelles,
Bancs, tables, coffres, lits, et jusqu'aux escabelles. corn.
Sa Gerté Tabandonne : il tremble, il cède, il fuit. boil.
Le sacristain, bouillant de zèle et de courage.
Le * prend, se cache, a^roche, et droit entre les yeux, etc...
El son corps entr'ouvert chancelle, éclate et tombe.,.
Défait, refait^ augmente^ été, enlève, détruit, id.
Ceux-là sont humectés des flots que la mer roule, rac
Songe, «onge, Qéphise, à cette nuit cruelle...
Roi, prêtres, peuple, 'dilons, pleins de reconnaissance,
De Jacob avec Dieu confirmer l'alliance! id.
Un souffle^ une ombre, un rien, tout lui donnoit la fièvre.
[là FONTAINE.
Vivez, rendez heureux vous, T\x\lie et mon père, yolt.
I. Cours de Littérature , t. YI , p. 20S. S« Un volume de QuinaulU
HARMONIE miTATIVE. 161
Tiens, le voilà, marchons ; il est à nous ; viens, frappe, volt. Gonnois-tu bien la main de futile? — Oui. — Tiens, lis, lafossb. J*ai cru d'Érope en pleurs entendre gémir l'ombré, créb. Venir, voir, vaincre, Bbattre un ennemi vainqueur, chaulibu. Ce bruit qui parfois tombe, et parfois recommence, v. hugo.
Il est des occasions, ditMarmontel, où le rhythme rend rbarmonie imitative , comme dans l'expression des mouvements passionnés :
Ils nous ont appelés cruels, tyrans^ ja^oua;.
S 4. HARMONIB IMITATIVB BÉSULTANT DBS 6BANDS MOTS.
L'emploi des grands mots ^ servira pour rendre un bruit qui se prolonge, un objet grandiose , une action qui se continue , une longue durée :
Et Torgue même en pousse un long gémissement, boil. Le superbe animal, agité de tourmens, Exhale sa douleur en longs mugissemens, lo. Ses longs mugissemens font trembler le rivage, bac. Je te plains de tomber dans ses mains redoutables. Ma fille. En achevant ces mots épouvantables, etc. lo. Et des fleuves français les eaux ensanglantées Ne portaient que des morts aux mers épouvantées, volt. Tantôt court sur la plage un long mugissement, dblillb. Il écoute le bruit des flots retentissans. id. Et ce n'est qu'en suivant un dangereux exemple Que nous pouvons, comme eux, arriver jusqu'au temple De l'immortalité, Bouss.
Le Temps, cette image mobile
De l'immobile éternité, id.
I. Ce moyen d*effet est commun k toutes les langues ; et, sans parler des langues anciennes, voici des exemples tirés de Titalien :
AU biancbe Tesil cV han d'or le cime, tnfatieabilmentt agill e pre^xe. tasso.
IrrémiêtihUtmnte coodanoata. gcarimi.
I eani ritpondtvano ululando. PAaim.
162 QHAPITRI II II.
On doit remarquer ua heureux contraste entre ces deux ternîtes vers : le premier semble courir comme le temps, et le second rester immobile.
I 5. BAIMONU |MITAT1\B EÀSOLTAMT 01 U cisURB, DSB C0UPB9