NOTIS
Car ce fripon caohe dans sa coif^rt, ete. aotisa. Car ma boîu n'est pas si pleine Que cinq cents francs n'y entrent bien, masot. Quatre boîtes d'onguent, une d'alun brûté. réofiisr. Des malheurs qui sont sortis De la hotit de Pandore, la port.
Boétê a été primitivement de trois syllabes :
Non pas pour emplir ses bcUSUs. viixok.
Je parlerai de miroêr à propos de mirtmer.
4« Poêle, dans ses différentes acceptions, n'a que deux syllabes :
Formoit yvxpoék ardent au milieu de Tété. noa. Vous irez dans la poé/0^ et vous avez beau dire, la pont. Après le fUle est monsieur le grand-mattre. j. makot.
5° Le mot toile est écrit toéle dans de vieux textes. Primilivement la diérèse des deux premières voyelles a eu lieu :
Que entre la toëlle, qui n'est pas de bourras. (iuiiNAL.)
liemarque. On trouve écrit par oé des mots qui plus Urd ont pris les trois voyelles oué, tels que Rœn, roelle, aloelte, etc. (letlc quantité sera discutée dans un paragraphe suivant (oi/r
OiîA, OUAL — V La quantité syllabique des vertK» lowi, flfh^oua, n*offre aucune difficulté.
2^ La diérèse a également lieu dans le substantif /otior^'
Fèves pour pois, et pain blanc pour fouacs, la fo^tt. 3" Ouailles, douaire ont trois syllabes :
Pour les parquets des ouailles fermer, marot. Si Dieu lui-môme ici de son ouat7/e sainte A ces loups dévorans n*avoit caché les os. boil.
Ne peut trop bien ses muiillef connoltre. la poirr.
Mais au milieu de ses saintes ouaiUes. aouss. Le douare sa mère vous voira calangier*. (ALtXAifDRK.) Le douaire, se règle au bien qu'on vous apporte, vol.
L'adverbe ouais était primitivement disyllabe :
\. Sorte do galet lo cuito sous la cciujre, i. Hedomaiulcr.
QUANTITÉ STLLABIQUE. 311
Ouay ! o'esi-il pas venu guerre, etc. (i>athbun.)
OuÉ, outr. — Ces groupes de voyelles forment incontestalilement deux syllabes :
Rou et sa gent et sa navie
S'est de Ro&m^ ainsi partie, benoist.
Belaud me servoit de jouet ,
Belaud ne filoit au rouet, du bbllat.
On dévide au rouet un entier écheveau. ptbrac.
Et la belette mangerai
Avec l'époux de la chouette, la font.
/tou^ jambes et bras à votre Masearille. mol. Régnoit un long cordon (Talouettes pressées, boil. El le premier citron à Rouen fut confit... Mais bientôt rappelant son antique prouesse, id. Mais ^fouef veut encor de la rime, aouss.
Quelques mots seulement ont fait difficulté.
Pirouette doit suivre la règle générale, et je n'admets pas que ce mot puisse avoir ou trois ou quatre syllabes, comme rindiquent certains dictionnaires. Ex. :
Puis en pirouettant, allongeant et virant, bonsard. Et en pirouettant, le monde il bouleverse, ^asquieb.
Girouette a quatre syllabes, quoique La Harpe n'y en veuille voir que trois :
Bien que la girouette
Si vobge ne soit. baïf.
Jamais légère girouette Au vent sitôt ne se gira. dbsfobîbs.
Fouet suivait anciennement la règle générale :
Lors vint vers eux de grand randon,
Et d'un fouet hors les chassa *.
Vieille sorcière déhontée,
Que les bourreaux ont fouettée, ionsard. En sa fureur fit son coche atteler ; Pui^, fouettant set chevaux parmi l'air, id.
i. Kou<*n.
i. [)e l'An dfs iêpt Dampt.
Depuis le xvir siècle, ce mol ii*est plus que monosyllal)e:
Or il vous prend Macrobe, et lui donne le fouet. mÉGifm. Tout ce qu^ont les enfers de feux, de fouets, de chaînes, ombî. Condamnez-le à Famende, ou 8*il le cnsse, au fouet, rac. Et menacé du fouet quiconque aurait querelle, la FOfrr.
El qu'il vouloitétre/bu0</e
Si jamais on le voyoit page. lo.
Le son qu*un coup de fouet produit, nooss. Fouetter d'un vers sanglant ces grands hommes d'un jour.
GILBRIT.
On voit dans de vieux textes mirover, avec la diérèse, pour miroir, et quelquefois machouère :
Ce n'est pas bible losangère,
Mirouer cri à toutes gens, (la biblb gi-tot.)
C'est le mirouer de plaisance. ( ji:binal.)
Mon i?u'rou^rbeI et idoine, villo.n.
Ils m'ont gûté les wachouéres. (pathelin.)
I^ quantité avait changé , que cette manière d*écrire se conservait encore :
La bénigne princesse.
Excellente déesse, De toutes ie mirouer. mabot.
Que maudit soit le miroërqui vous mire! bonsard.
On trouve également ouvrourr, mmtchouer, terrover, etc., pour owvrojr, moy choir, terroir, etc. Cette finale reste monosyllabique :
Au parlouer va tout courant et au cloître, cbétin. Oui. — L'adverbe affirmatif oui, qu'on écrivait oel, oit oyi, ouil, était primitivement de deux syllabes :
OU, sire, bien par ma fei. benoist.
Oïl, ce répondit Raison, (romande la rose.)
Ouil certes, répondit-elle, guilleville.
Certes, dit H denier, oïl:
Jà ta laine ne feroit fil. (jubinal.) Quant est d'ouy, si veniez à le dire, xarot. L'ouy sera dans mon entendement, Et le nenni sera dans mon silence, st. -gelais. Il np faut qu'un ouy mAlé d*un doux sourire, desportes.
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Depuis longtemps cet adverbe ne fait plus qu'une syllabe.
Le participe oui a deux syllabes , conformément à la règle générale : oui, ébloui, réjoui^ évanoui, etc. La Fontaine a donc eu tort de s'arroger, même dans une matière légère, le droit de contracter oui en une seule syllabe :
J*ai toujours ociV, ce dit*il, qu'un bon coq, etc.
OiN , ouiN. — 1* Oin est monosyllabe. Le mot groin suit la règle générale :
Une bavière pour mon groing\ Si bien qu'on en dora le groin de la Gorgone, ronbaid.
Ce mot est dur à prononcer. Il aurait dû être soumis à la même réforme qui a fait grief de deux syllabes. Mais son em* ploi très-rare Ta fait oublier.
2* Le mot babouin est de trois syllabes dans les vers suivants :
Toutefois on eût arraché
Les dents du vilain marsouin,
Son feu père, et du 6a6outn. (pathelin.)
Si stupide et si babouin, xarot.
Qui n'en riroil? de qui? de Sagouin, (^ui contrefait si bien le babouin*.
Mais plus ordinairement il n*en a que deux :
Il fut jugé que ce «gentil babouin*.,.
D'un ton fort grave à contre-temps s'avise De le lancer : Ahl le petit babouin, la font.
Ral>elais a fait iinfovin de trois syllabes.
Ué. — Écuellc, qui est de trois syllabes, a été de quatre :
Cinquante ans en a, s>e$c%itUe
Est maigre et sèche, rutebecp.
Du pain des escuelles avecque lui emporte, (jubinal.) Or faut plateaux et escuellei...
Qu'il n'y convient autre escuelle. (ib.)