Complainte de Fr. SaKoiiin
314 NOTSB.
Sont 1m ê$cueHe$ lavées. (MiON. )
Qui vaillant plat' ni aouelU
N'eut oncques, n'un brin de parail. vitioif . Déjà danfi Crétin la aynérèse a lieu :
Pot, plat, esowllê et corbillon.
Dufl est resté de deux syllabes, et ruelte de trois :
Un duel met les gens en mauvaise posture, mol. Benserade en tout lieu amuse les ruelles, boil.
Suède est trisyllabe dans cet exemple : ^
0 Suèdej 6 Mosoow, Pologne, Autriche, hélas!
Quels cbangemens, premier que vous en soyez las 1 d*auiio^é.
et disyllabe dans cet autre :
Toi que la Suède en vain désire. ore»it.
Ui. — 1° L'infinitif /wî'r, qu'on écrivait aussi foir (prononcé foïr), fouir ^ et plus tard/wyr, était anciennement de deux syllabes :
Et, pour plus tôt/uVr % se prist à se courcier. (bbbtue.) Que vous dit Nicolas? s'en voira il fuir? (albxanpre.)
Parmi les champs véissiez gens fuir, (gaain.) Cil ne savent que faire, ne savent où fuir, (rou.)
El muinl fuir, et maint combattre, (brit.) Pour mort fuir et esquiver, bbnoist.
Qu'il m'en convient fuir en estrange contrée, (jibinal.) Et je ne puis consuivir Le cerf qui si sait fuir, Thibaut.
Qui, pour/ut/r^ couroient comme chats maigres, j. marot Et a désir d'en fuyr le danger, marot. Quand bien de mort pourrois fuyr l'approche, st. -gelais. Pour s'enfuyr long espace devant, ro.nsard. Les oiseaux tout ravis demeuroient sans fuyr. de^portes.
Cette diérèse se trouve encore dans Malherbe, et se conserva pendant une partie du xvii* siècle :