‹ Traité de versification françaiseChapitre 109 sur 212 · Ue sai»v<T mainte église · texte numérisé non relu

Ue sai»v<T mainte église

326 nom.

Vestent hauberts, lacent elmes réonds,

Geignent espées es seneatrea girona ,

Montent es $eUe$ des desUien arragons;

A leurs cols pendent les escus as lions ,

Et en leurs poings les royaux gonfanons ;

Ouvrent les portes, les ponts lèvent amont ;

Si s'en issirent à force et à bandon '. Les napes sont ôtées : quand vint après mangier, Ménestrel s'appareillent pour faire leur métier, (biathi.) Et dit que li plus pauvre soient vêtu premier, S*ait chacun bonnes armes et bon corant destrier, (auzandsi) Et cil bien se défendent o' leurs épées nues : Âins qu'en ait Alixandres les nouvelles eues, Y ot' sang et cervelles de maints corps épandues. (iB.) Rou fut mult débonnaire : de Régnier ouf pitié ; D'aller quitte à sa famé li donna plein congié. (aou.) Que 11 ribaud dépouillent pour avoir le breuvage, (gacthies.) Fais que Tâme ton père soit briément absolue. Baudouin. Que m'àme ne puist être du péché prisonnière : Des œuvres au déable me veuz-je traire arrière. Fille, dit Vapostole, tu fais bonne prière; Ta conscience est bonne, nette, vraie et entière, (iubiral.)

Cette méthode fat assez tdt réformée pour le vers de dix syllabes; mais elle se conserva pour Talexandrin. Ainsi nous lisons encore dans J. Marot :

Un samedi matin, de mai onzième jour,

Environ les quatre ^etcr^^lle roi, sans long séjour,

Fait sonner : mettez seUes, gendarmes, à cheval;

Trompes, tabours résonnent tant d'amont que d'aval.

Chacune compagnie arrive à la campaigne;

Soudain courent aux armes, s'en vont sous leur enseigne.

Mais le même poète introduit rarement cette muette dans le décasyllabe :

François leur firent leur part honnêtement... Les uns s*en fuient, autres suivent de près.

i. Du roman iTAmis et Amile,

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