Voyez la note
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éekeair, aujourd'hui échoir), échéant; chiir {ch$otr, cAo^)i U ckei, il cherra.
On ne s*étonnera donc pas que la diphtbongut oi ait été mise en rime avec è grave ou son équivalent.
Aymon de Yarennes, poète de la fin du xu* siècle, a dit :
Mais en la langue do français Le fit aimer en Leones (Lyonnais).
On lit dans un auteur anonyme du même temps , qui a traduit en vers les distiques de Denys Caton :
Mais si jeo ai mépris, Ou autre chose mis Que il n*y doit avoir, Li sages qui l'orront Amender le pourront, Et je les en requier.
Rutebeuf associe les trois rimes suivantes : mat. Je «l'at- MOI S (le mois de) mai,
Alain Chartier écrit par un e le mot croir$ (crerre) dans one pièce monorime en erre.
Tant que roi s'est prononcé rei, la rime de rois avec pré»drois a été excellente. Mais depuis Vépoque indéterminée où la bivocale oi affecta dans certains cas la prononciation oé, il y a eu disparité entre dos finales écrites de même, et la rime précitée est devenue fausse.
Pendant le xv* siècle, oi continue à se prononcer ai. C'est ce que prouvent les rimes suivantes :
De Christine de Pisan : bourgeois, je fais, croix, courtois quatre rimes qui se suivent;.
De Villon : fJhoUet et souloit, Seine et Antoine, Seine et royme. Rennes et roijnes, Diomédè» et detz (doigts), les mains ci moins ^moins , letjs et exploits, aise et poise, disette et étroite, sait et cesnoit dans ce passage frappant :
Le temps pa>s4^ chacun le $cft, Fu£^sent t^on^i d'armes ou tonnerre.
Au son de lui tout mal ce^%mt.
I. J'ai aoU dsM te Koaaa <k U Bom t'tifroiê riauoc artc i'$ê$eiê.
344 NOTBS.
De Coquillart : hayes et monnoye$,paresuM remède et roide, mains et du moins, laine et avoine (sic}, tàllexxcs plaine et avaine (sic).
On trouve dans Crétin cette suite de rimes : fran^s^ (française)^ courtoise, aise, framboise et Ambroise.
Dans Villon :
Les bourses des dix et huit clercs Auront, je m'y veuil employer :
Pas ils ne dorment comme loirs.
DansJ. Marot:
Capitaines, voyans qu'il n'y avoit remède. Sonner ils font l'assaut, et tirent fort et roide.
Contrairement à Topinion commune , oi s*est toujours prononcé ai dans les verbes cognoistre, paroistre {connaitre, paraître). Cela est démontré par les exemples suivants :
Or y pensez, belle gantière,
Qui m'écolière voulez être ;
Et vous, Blanche la savatiôre,
Or il est temps de vous cognoistre '. vilumv.
D'être gentils, pleins de noblesse,
Outre plus les meilleurs François
Qu'en Lorobardie je co^noisse. j. mahot. Au grand besoin voil-on ami qui est :
En temps prospère à peine on s'y cognoit, id. Viens sans donner détresse coutumière A la mère humble en qui Dieu l'a fait naître, Puis d'un doux ris apprends à la cognoUre. mahot. Car vérité fit en lui apparoitre Parles vertus qu'en vous il disoit être... A mon désir, d'un fort singulier être Nouveaux écrits on a fait apparoitre. lo. Qui premiers aux humains donnâtes à repaître*, Peuples vraiment ingrats, qui n'ont su reconnoitre, etc. ro.nsard. Un brandon dans le ciel te pourroit apparoitre