I. Par l'auteur de VAn des sept dames
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De ton seigneur et de ton mêittêj Et ton meseage en oubli mettre.
Placée après des voyelles autres que i'e, Ys était également sans valeur. On voit rimer dans Jean Le Maire : mistres (quitrès) avec minisires; dans Cl. Marot: ^i>^r« avec registre; dans J. Marot : hoste (hâte) avec poste, monstre (il moptre) avec un monstre.
Même après u^Ys était insonore :
Fut ouï ce témoin de fait Qui de tout ce cas nous députe, Vénérable personne ct;u$^e. coquillabt.
Poissons, oiseaux et toutes bestes brutes Doutent ses dards furieux et robustes, i. mabot.
La prononciation robuie est attestée encore par une rime analogue de Coquillart : perruque avec jusque, prononcé juque *.
La rime, fréquente dans Marot, de tittre ou tistre avec épistre, fait voir qu'on prononçait alors épitre, comme aujourd'hui. On disait donc regitre.
« Regitre, C'est ainsi qu'il faut prononcer , dit encore Mouff gués à la fin du xvir siècle , quoiqu'on écrive communément registre. La Furetière , sur la seconde campagne de la Franche-Comté :
L'arrêt par ordre d*Apollon Fut inséré dans les registres Dans la cour du sacré vallon , Comme Tun de ses plus beaux titres. »
De même on prononçait syllogime :
Voire sourdant du cil divin abisme
Où rayonna besoing de syllogisme, vàrtin lbfrakc.
Rabelais fait encore rimer o^^re^ avec astres (àtres).
11"* La lettre â7 prenait le son de s dans dextre, qu'anciennement on écrivait destre : d'où le substantif destrier. Aussi ce mot rimait-il avec tous les mots en estre :