I. Mot Italien
t. Génin, PesVariations du langage, etc., p. &6; Tabourot, p. 8.
RiiiB. 375
textes raniplacent ordinairement par une i. On prononçait AU, phéni, et non Alix, phénix :
Car il ert ses parens prochains et seeamiB : Ses messages envoie, si a mandé Félis. (ALixAifDRB.) Preudes femmes, par saint Denis, Autant en est que dep^»«. (a. db la iosb.)
Villon fait rimer Alis avec lis, et Marot, Alix ou Ali$ BVec lits. La Fontaine écrit encore Alis» qu'il rime avec paradis.
Dans Villon le mot six rime avec rassis, et dans Marot avec assis.
Au lieu de perplexe y on écrivait perplex, et Ton prononçait perplé. Crétin foit rimer perplex avec pledz.
10* Pareillement le t final ne se faisait pas sentir.
Sept rime avec il scet {il sait) dans Coquillart et Marot. Huit rime avec bruit dans Villon; antechrist avec écrit dans Marot.
20* U en était de même du b final :
Dieu m'a fait compagnon à Job, Qu'il m*a tolu à un seul cop
Quanque j'avoie. rutbbeuf.
Jacob rime avec trop dans Villon , et Job avec trt^ dan« Coquillart.
21 « Le d final était également insonore. On disait Davi, au lieu de David :
Jusqu'en Gales à saint Dat)i, Et là oltre la mer fini, (brut.)
22* P final était traité de même. On prononçait julé, au lieu dejulep, et souvent même le p n'était pas écrit :
Or ce que me laissa
Mon larroneau, long temps a, l'ai vendu, Et en sirops et julez dépendu, marot.
On voit ici le mot sirop, dont le p est resté muet.
23* S ne sonnait pas, comme aujourd'hui, à la fin des mots grecs et latins : Paphos, Perdiccas, Tumus, Cérès, etc.
376 MMis.
Dans rAlexandre , Abydos rime avec pavots, Perdiecûi vm Nicolas et pas. Voici d'autres exemples :
Mais prendre ladevoit Tumus; De Toscane ert sires et dus. (aairr.) D*aller au chemin de so/u...
Tu es la maison Dédaiu. (iubinal.)
Et bien plus tard :
Que fist Cérès, Que fist Isis, Que fist Âraigne?
L'une les bUz, L'autre courtilz, L'autre la laine, j. maiot.
Reims ou Reins rime avec Lorrains dans M arot ; avec mas dans Coquillart et dans ces vers de Marot :
Au départir de la ville de Beims, Faute d'argent me rend foible de reins.
Sentis, Lorris^ avaient également Vs finale muette :
Et Hébert, U quens de Saint-Liz :
Gens chevaliers*, proz et hardis, bbnoist.
Dans deux vers à rime équivoque de Meschinot, précédemment cités (p. 346), on voit l'hostel rimer avec tos tel; ce qui montre que los se prononçait la. Cela est confirmé par ce passage de la farce de Pathelin :
Au mains (moins) en avez- vous le los.
— Si ont ceux qui de camelos Sont vêtus et de camocas.
Le XVII* siècle , qui a réformé la prononciation des rimes devenues fausses, a conservé à tort celle de Titus avec vertus.
' 24<' Les mots hébreux et latins terminés en m ou n , sui-
I. Telle est encore la prononciation dans ce canton très-peu fréquenté, tn paysan, à qui Je demandais le chemin de LoHce, ne me comprit pas; il finit par deviner que Je demandais Lôri, Cette pronondaUon est «nalogkiue : le laUn Lauriacum donne rëgulièremont Laury ou lofy.