‹ Traité de versification françaiseChapitre 129 sur 212 · APOCOPE · texte numérisé non relu

APOCOPE

Fors batailles et grans mêlées. BBNonr.

Tant étoit fort celle tempête, (aairr.)

Dame, votre royal lignée. ( MAon .)

Gtniil femme suis du païs. (la.) A cent doubles li rend en ceste mortel vie. (iraiNAL.) Qui moult ot à souffrir de cruel pestilence, (la. )

A ceste mortel trahison. aufoiST.

La terre trantparent m*étoit. guillbvillb.

Qu*ils ont leur naturel franchise

A i*i7 servitude soumise. ( a. de la aosi. ) Et au sommet des flêurans * violettes, li maiii. Ed vénerie et virginal noblesse, mabot.

3* Tel et quel devaient , suivant la même règle , rester in- ;ariaUes. C'est aussi ce qui a plus généralement lieu jusqu'au ivr siècle. Le féminin elle a été traité de même, sans avoir les némes droits. Ex. :

Jà ne verrez tel forteresse, (aatr.) Quel région porroit trouver. (la.) Nuls (Tels dès or nés y deshaite*. aiRoiiT. QueU leis vous tenez ne quels gestes, id. Nus bom en si brief temps ne fist tel conquestée. (ALEXA.Nnas j Or ne sais* je de (fuel part traire. (jraLXAL.) Cumment ils firent tel besongne. (a. db la bosb.) Qu'avez-vous? quel mouche vous pique? al. cbabtibb. Relevée de tel ruine, cubistimb.

liais ces mots prirent assez tôt le signe du féminin :

Peu de gens en bon gré telle douleur prendroient. (jcbl^al.)

Les nombreux exemples de rancien système quon trouve encore au xvi* siècle doivent donc être considérés comme des apocopes. On écrivait alors Itl' ou tcW, Ex. :

De voir leur pnnce en tel' magniticence. j. mabot. Um quel' mer>eillc? et qui eût en pensée...? lb maibb.

Et ne sais (/uelV mouilie me pique, mabot. N'eût teir ncbesëe, honneur, maintien et port...

EH' n'en prendroit jamais, te dis-je. id.

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