‹ Traité de versification françaiseChapitre 131 sur 212 · Troubler · texte numérisé non relu

Troubler

APOCOPE. 40d

£d la compagne de chevaliers sept mil. ( oarin .] Ne devenez, pour mil marcs d'or, penser, (ib.)

Leur ont mil tètes abattues, benoiit.

Neuf mt7 cinq cens hardis entrepreneurs, i. mabot.

De trois mil combatlans Suisses, gens d*éiile. mabot.

Que mil soupirs le jour j'arrache de mon flanc, baïf. Mille doux mots doucement exprimés, Mil doux baisers doucement imprimés, du bbllay.

L'homme flotte agité de mil divers desseins, ptbbac.

Le mot mille, mesure de distance , pouvait également être monosyllabe :

A un mil près son enseigne déploie, i. mabot.

6* Nous écrivons public et poétique, sans que cette variété d'orthographe ait le moindre fondement , les mots français dérivant de deux mots latins à désinences semblables. On ne s'étonnera donc pas de voir d'anciens auteurs écrire poétic (ou poéticq, poéiig), fantastic^ catholic, etc. Pareillement on trouve inuiil, fertil, sans e, comme nous écrivons vil, serpil. Ex. :

Prince dévot, souverain catholic. mabot.

Ait entendu leur sophistic parler...

Mélancolie, morne, marri, musant...

Tous les hauts faits des sept sages de Grèce

Sont inutils, comme étans faits sans foi...

Du bois ombreux et champ fertil d*illecques.- id. Le lierre bacchic, replié de maint tour, bonsabd. Seulement composai, pour intUil ne vivre, baïp. Je ne veux point ici du maître d'Alexandre ' Touchant Tart poétic les préceptes t'apprendre. du bellat.

Le vers fro^tc^ le comic, le harpeur*. id. Des chardons inutils et des herbes méchantes, dbspobtes.

Esprit abstrait, ravi et extatic.

Qui, fréquentant lescieux, ton origine,

As délaissé ton hôte et domêsHo, babblais.

i. Arlstot«.

S. L« vers lyrlqutf.

Si d'un caprice /iafi/afttc

Je n'allois chanter vos louanges *.

On voit la même suppression dans certains noms ayant li même désinence : Aristarc, Achil ou AchiV, Hercule etc. Ex.:

Et comme un Aristarc, lui-même s'autorise, dv bbllat.

De l'autre arc encontre Lycambe

Archiloc poussa son ïambe, baïf.

Ni à ceux dont Luctd traitoit

Ceux qu'il convioit àsa table, id. Hercule, Énée, Achil ; qu'ils ôtent les lauriers. Rtonn. Pleure en chantant mes vers, comme le crocodiL aoNSàiD.

Aux adjectifs abrégés par l'apocope , il faut ajouter perplex :

Or n'est-il cœur si triste, perplex ni ébahi, i. mabot. Ainsi perplex sous telle incertitude, cbétin. Pâle, perplex, peureux, pensif, pesant, mabot.

On trouve aver, pour avare, dans le Roman de la Rose :

Et spéciaument li aver.

Qui ne veulent leurs cuers laver.

7"" Au milieu du xvi* siècle, Ve muet pouvait encore se supprimer dans quelques autres noms propres : Alàd, Narcis, Satyr {Narcis et Saiyr n'ont rien de plus étonnant que cyprès et zéphyr) :

Et de fortune, Alcid, si tu le vois, aonsàrd. Et les Satyrs accordoient leurs gambades, baïf. Je pense *au beau Narcis, de soi-même amoureux, dbspobtbs. Sans nulle épargne on y serre le lis.

Le bacinet *, l'œillet et le narcis. baïf. Là les Satyrs, Faunes, Pans et Sirènes, babblais.

D'autres noms perdaient également la muette finale :

Va alléguer là dessus maint passage De Zoroasty d'Hermès, de la sibylle, mabot. Puisque je n'ai, pour faire ma retraite Du labyrinth* qui me va séduisant, bonsabd. Démocritf ne faisoit au monde que sourire, ptbbac.

i. Attribué à Régnier.

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