I. Jene'prisepas
APOCOPK. 407
pendant tout le xvi* siècle. Du temps de Ronsard on écrit plutôt : J^ pri' J$ suppH\ Ex. :
Mais je vous pn/, mon sauf-conduit ayons. luaoT*
Ainsi rendrai mon propos accomply
En cet endroit. Et devant, vous supply, id.
Je te suppli', tends les nerfs de ma lyre, du bbliat. Et dis-moi, je te pri', d'où te vient ta douleur, ronsabd. Chasse, je te supplV, la guerre et les querelles, id. Je vous stipp^t^ dit-il, vivons en compagnons, b^gnikr. Je vous pri', notez Theure ; eh bien, que vous en semble? id.
La forme actuelle était concurremment employée non-seu* lement par Marot , mais par des poètes bien antérieurs : Or soit ma joie en ce point accomplye : Et par sus tous, Crétin, je te supplye. mabot. Chacune adonc, qui sent ce mal, s*écrie: Laissez cela, ma mère, je vous prie. id. C'est en chantant que je requiers et prie '. (njBniAL.) L'alla retraire en sa chapelle.
Et prie \i qu'il li despèle *. benoist.
10* Les adverbes arrière, derrière pouvaient également supprimer la voyelle finale :
Devant nos gardons bien, car dêrier sont 11 Dé. ( ALEXAnDit.)
Entendez un biau dit, que je vous veuil noncier.
Qu'il avint de certain au temps ça en arrier, (iubinal.)
Lors priât le faux larron un bâton d'églantier;
Tant en battit Florence et devant et derrier. (ib.)
11* Jusqu'ici Tapocope de Ve muet s'est prêtée auxolanifications : il s'agissait de suppressions faites dans un système. On trouve ensuite beaucoup d'apocopes que les poètes se sont permises suivant leur caprice , et qui ne sont autre chose que des fautes plus ou moins graves.
La versification négligée de Coquillart offre souvent des exemples dans le genre du suivant :
Elle est réputée pour infâme.
J. Marot a laissé échapper ce vers :