E MUET ACCENTUÉ
Fatïes-TeDtrer, si vous Toyez bûcher*, villon. Avec ce il aura le bon jour... Pour ce aimez tant que vous voudrez, id. Ecrivez-le en vos cœurs; car elle est véritable, martin lefbang. Et pour ce à mon point je reviens, goquillaat.
A partir de Marot jusqu'à Racine i'élision a été de rigurar :
Prenez le, il a mangé le lard, mabot.
Et maugré la tempête et le cruel effort De la mer et des vents, conduisez-le à bon port. aoKiAao. Connois-le, et n'emprunte plus rien Des richesses de Tltalie. matnard.
Cette manière de prononcer donnait lieu à de très^mauvaises rimes :
Qui se déduisoient en ce
Lay chanter qui si se commence. (rAVVUi.)
Si tu avois bien apprins ce
Que de paour d*offenser le prince, mbschinot. Pro et contra d'une telle querelle , Se juge y a en ce pays, querez-le, cRiiUf . Si ce ne fut ta grant bonté , qui à ce Donna bon ordre, avant que t'en priasse, mahot.
Mes anneaux, mon argent, ma bourse ;
Et pourquoi est-ce doncques? Pource
Que j'ai perdu depuis trois jours, du bbllat. Cria tout haut : Hers, par grâce, péchez-le; Ou, pour le moins, tenez-lui lieu d'échelle*, babblais.
Nous avons vu qu'on était revenu , et avec beaucoup de raison, à l'ancienne manière. Dans ce cas l'e muet est une syl* labe d'appui. J*ajouterai ces nouveaux exemples :
Trois fois sans plus, et ce pour récompense De l'avoir mis à couvert des sergens. la font. A moins que de... L'a moins est fort étrange, id.
I. Si TOUS entendei qu'U appelle 1 il te moque évidemment de Crétin.
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Noos allons passer en revue les principales diérèses très-andennement usitées, comme nous avons fait pour les apocopes et les syncopes.
V Primitivement Ye muet, placé api'ès une voyelle dans le corps d'un mot, comptait pour une syllabe.
Ainsi, dans les verbes : iepri-e-rai, je lou-e-rai, etc. Ex. .
Car ils n'oub/teron/ jamais, (brut.) Et s'elle le dessert, je la marierai, (bbrtue.) Lore dit qu'il jouera, bien li puet Diex aider! (gauthieh ) Je prierai pour vous et pour tous vos amis, (jlbinal.)
La même chose avait lieu dans les noms et les adverbes . chasO-e^tnent, mi-e-nuit, vrai-e-meni, etc. Ex. :
Puisse chevalche mult ajkhéement*. (roland.) Il en rit coiement, si sunt en pies levés, (alexandrb.)
Mult la tint /ionor<fement. benoist.
Qui mult le font hardiement. id.
Privéement conseillent, no font pas grant criée, (roi .) Dame, si vraiement, com j'en ai grand mestier. (berthe) Allemagne trespassent, n'y font déhiement. (ib.) Puis repasserai mer assez hastéement. baudouin. Devant la mienuit, ains que cante le gai*. (Alexandre.^ Quand li solaus* torna, miedis fut passé, (ib.) Quand il fut mienuit, dessous le rocher vindrent. (iubinal.,
Mult est cist tournoiement biau. (meon.)
Sans le vosire chastiement, (ib.)
Par tel miracle vrayement. ciibistine.
Remettre sus et restimrer
Au premier état duement, coquillart.
Cet usage était presque entièrement réformé au xvr siècle. Cependant on en trouve encore quelques traces :