‹ Traité de versification françaiseChapitre 139 sur 212 · Soleil · texte numérisé non relu

Soleil

DIÉKÈSS. 41 '^

Lui-même lors ses pleurs essuiera, marot. Pour vrayement la manière comprendre, id.

Mais c*est là Texception. Dès le milieu du xv* siècle, ïe intérieur cesse d'être compté pour une syllabe. Ex. :

De fortune je le muerai, villon.

Honnêtes? si furent vraiemenU id.

Répond qu*il le cognoist vraiement, coquillabt.

Bien et duement examinée, id.

J. Marot fait de deux syllabes les mois jouerais^, tuerie. Le mot minuit fut assez tôt disyllabe :

Et chantera dès la minuit, (a. de la rose.) Fut à Saint-Pol né dedans une chambre Charles 11 roi, trois heures puis minuit*, b. descuamps.

Après minuit, entre deux sommes, a. chartibr.

Or est-il minuit pour tous mets, coquillart. Vers la mynuit font trompettes sonner, j. marot. Qui m'assura que de trois choses Tune Me diroit vrai. A mynuit, à la lune, marot.

Les mois paierez, paiement, gaiement, gaieté, méritent une observation particulière, parce que leur quantité a été longtemps incertaine. Primitivement Ve comptait pour une syllabe, suivant la règle générale :

Mais il en ot moult lost un mauvais paiement, (jubinal.) Mais le lion, qui est sire Des bètes, Ten paiera, (ib.) Tu m'en veux hire payement, gi-illeville.

Dès le milieu du xv* siècle, Ye ne fait plus syllabe, et la vraie quantité est connue :

Tout se payWa ensemble : c'est droiture, villon. Et le payment entier leur satisfaire. CRéTiif. Qui fourniroità un si gros payment. marot. Riant, plein de gayeté de cœur, coquillart.

f . ()et e étant de>cuu uiuct, on proposa dès le xvi* siècle de le supprimer. Sibilel ^eul qu'on écrive : tu paieras, (u loueras, et Dolel : paira, rralment, hardiment.

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