‹ Traité de versification françaiseChapitre 140 sur 212 · D'uue ballade com|>osce en · texte numérisé non relu

D'uue ballade com|>osce en

Ainsi yayement à rassemblée ailèreat. ceétin. Fleur de gayeié, amours, fleur do noUeiae. j. MAaor.

A plus forte raison au xvii* siècle 8cande-t«on les mots de cette manière. Voyez les exemples de paiera, paierez, etc., cités p. 64.

Cependant des poètes du xvr , du xvii* et même du xYiu' siècle ont donné une valeur à Ve muet intérieur :

Encore, au lieu du payement.

On parle de retranchement, r^nibe.

Tantôt vous payerez de quelque maladie, mol.

Tantôt vous payerez des présages mauvais, id.

On me payera cher de m^avoirfait trembler, rot.

Que de sangpayerott la moindre de vos larmes I la motte.

Payeront tous les maux que le ciel vous envoie, duché.

El qu*il court yayement à la mort toute prèle, desportbs.

Là mangent gayement leur potage et leur chair, pybrac.

De quelles gayetés nourrirai-je ma veine! Théophile.

De votre gayeté le sujet est-il grand ? desmarbts.

Mais je vous avouerai que celle gayeté. mol.

Voici un futur également fautif :

Les uns se noyeront aux plus prochaines eaux, dbsmarbts.

2'' On trouve chez les anciens beaucoup d'autres diérèses de Vcy soit qu'on le prononçât muet ou fermé. Le mot heaume ne fait généralement que deux syllabes :

Li heaumes ielieni resplendor. bknoist.

Cependant il est quelquefois trisyllabe :

De fort haubert et (T heaume d'acier*.

On voit aussi pscaume de trois syllabes :

Et si jubilons devant lui En pséaumes et oraisons...

Dire : Chantez ps^um«$ et cantiques*.

Le contraire avait lieu quand, plus tard , on faisait flrau d'une seule syllabe (ci-dessus, p. 321).

i. Du roman de Guillaume au court ne:,

2. Ces deux exemples sont extraits des Heures de Sostre Dame, imprimées à la fin du W siècle.

DiÉRifE. - 419

Signalons enfin la diérèse geôlier :

GMiers de prison si ressent* de leur sorte, (jurinal.)

S^" Nous avons déjà parlé (p. 354) de la division en deux syllabes des mots séu, véu, séufj etc., pour su, vu, sûr, etc. Il faut y ajouter déusse, péusse, séureté, asséurer, etc. Comme la chose a toujours lieu , cette diérèse rapprochait davantage les mots français de leur origine. Dans séur, séurté, on reconnaît securus, securitas. Ce n'est pas toujours le latin que reproduisent ces anciens mots, mais un latin transformé, devenu l'italien , et dans lequel Taccent a quelquefois changé de place. Ainsi véu n*est pas le latin visus, mais l'italien veduto. De même eu, créu, béu, séu, déu, connéu, sont calqués sur avuto, creduto, bevuto, saputo, dovuto, eonosciuto. Le participe recéu conserve au milieu Yé traditionnel du latin recepius et de l'italien ricevuto, Ex. :

Que déust Gaule estre mise au déclin ,

Se dame Deu' conseil n'y éust mis. (garin. ]

Séur m'en faites, dist le roi Anséis. ( ib. )

Cil ne voleit mie ottrier

Qu*asseurances castel éust,

Ains si tollist, se il péust. ( BRirr. )

Signor, fait-il, c'est bien séu

Et éprouvé et connéu, bbnoist.

Rou prend de lui ses séurances. id.

Donc, dist Rou à sa gent, la guerre est esméue, (rou.) Nicolas s'esmaia del cop qu'ot recéu. (Alexandre. ) Li rois reprist sa femme qu'a voit devant eue.,. Qui jamais ne sera ni vèu ni trové...

Tost fust en Orient la novelle séue. (ib.) Mult a li roi Pépin noblement recéu Li bon roi de Hongria, qui le poil ot chenu ; Mainte chose à l'un l'autre ils ont ramêntét^. (ibrthb.) Se j'eusse denier dont fiust secourue, (jubinal.) C'est un arbre qui est en septembre méur. (ib.) Bons en conseil et bien meurs,

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