‹ Traité de versification françaiseChapitre 141 sur 212 · Sont aussi (du verbe reétre), 1. Le seigneur Dieu · texte numérisé non relu

Sont aussi (du verbe reétre), 1. Le seigneur Dieu

Aux armes vistes et séurs. rctebeit.

Tout ont joué, tout ont 6^:

Li uns a Tautreciec^. id.

De lui chacun paour éust. guilleville.

Miiis plus donnast qui plus éust

A ceux que besongneux séust. (a. de la eose.)

Est ébranlé mieux que ehéu. a. cbartibb.

Si soit aux décéus valable...

Il n'est hom qui le péust croire. Christine.

J'ai remarqué qu'un poète du xiv* siècle, Guilleville, qui vient d'être cité, variait déjà sur la quantité syllabiquede ces mots :

Dont il me vint si grand clarté Qu*a po* que n'en fu aveuglé, Et été Veusse vrayement, Se mes paupières prestement N'eusse sur mes yeux abattu, Et clos ne les eusse tenu.

Dès le commencement du xv* siècle, cette prononciatiou tend à s'abréger. Ainsi Christine de Pisan fait monosyllabes les mots eust, Jeust, deuM, tout en conservant trois syllabes à créusse, esléu, La diérèse a entièrement disparu à la fin du xv* siècle.

Presque tous les noms en ure étaient primitivement en

éure :

Tranche le corps et la cheveléure, (aoland.) De martrines dedans es toit la fouréure. (Alexandre.) L*eslace en fu d'ivoire, à riche entalléure. (ib.) As Normanz Tenvéia, qui sout* lor parléure. (kov.)

Tous les decevoit Varméure,

Et il savoit IcurpaWéure. (brut.) Le prestre pour chanter ot pris sa vestéure. (jubinal )

II ne leur faut nulle arméure, (ib.)

Et pour recouvrer chausséure

Et convenable vestéure. (r. de la rose.'

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