Que je sois
DIÉRÈSE. 433
Certainement tamlis que je t'avoie.
Je ne Irouvoy' Hpn nuisant en la voie, h\bot. Voici des exemples et un curieux erratum de l'An des sept %mes:
Sept en rouiroye souhaiter... Stin singe me coudroj/ bien faire...
Bien la voudroye {nie] souvent hanter, " Au mot voudroye, dit l'auteur rectifiant ce titrniep vers, ne oit point y avoir de e en ce lieu cy , mais bien en autre lieu, uand le cas te requiert. > Au milieu du \\\' siècle , Sibilet indique encore comme les )rmes légitimes : je faisotje, je dirotje, et il blAme fortement introiluctionde l'jjt la première jiersonne, celte letlre étant arnctcristiqne de lu deuxième personne. Il explique par l'aocope les exemptes (pariiciilièrement de Mnrol) dans lesuels le a di-pani •.j'aimoij' pour J'iuuioije, je i-ovdrnij' pour • vovdroije.
Vers la même époque, Ronsard consignai', dans un abrégé iiî l'art poétique Tpançais, son opinion sur cette question. Tu n'abuseras des personnes des verfwa , mais les feras sen-ir eloD leur naturel, n'usurpant les unes pour It's autres, omme plusieurs de noslre temps. Exemple de la première lersonne : J'alhy. et non j'nthis... Tu pourras, iivccques Heiic«, user de la seconde pcisfiime pour la première, pourvu [ue la personne Tinisse pur une voyelle ou iliplilliongue, et |ue le mot suivant si rommence, afin d'éviter un mauvais son [ui le pourroit offenser ; comme : J'allais à Tours ; pour dire ; ''alloy à Tours ; je parhis à mtulanie. pour , /> piirloy à tnatame. et mille autres semblables qui te viendront à la plume n composant, Tu pourras aussi adjouster, p;ir licence, une a ia première personne, pourvu que la rime du premier vers p demande ainsi. Ex. :
Puisque le roi U<\1 de si bonnes luu.
Pour ton profil, o France , jr- fOHcfniM Qu'on les i^nnlH-l.
- Tu ne rejetteras point les neiix verbes picards, câiiiinfi Mdfi/ye pour foudroy, aiwroyr, iliro'jr. fri»yf. - M
Ce passage montre que Vê de Timparfiiît ai du conditioooei est une lettre euphonique. Ronsard ne là mettait pas qpmi elle n'était pas nécessaire. Ainsi :
Quand y'auroy la couronne à bon droit sur la tète.
Cela devmt être, d'âpre le système général qui fiisiit écrire : je croy, je voy, je vy^ je dy, je vien, etc.
NOTE 11 (page 64).
Chez les anciens , Ve muet conservait toujours sa taleur Nous avons vu qu'ils faisaient trisyllabe le futur Jauêrai. Psreillement ils donnaient deux syllabes à la tenninaisoD verbale dent, oient ou aient, tant à l'imparfait qu'au cooditionnel. Ex. :
Li peti etii grant criaient communal '. (ALBXAMDaB.] Car tous li quatre pans étoimt sans jointure, (ib.)
Tout faiseient vertir en cendre, bbnoist.
Jà aveient terre perdue, id.
Les Grius* n avaient nul loisir, (brut.)
S'en allaient à grans exploits, (ib.) Là estaient païens, chacun la tèle armée, baudouiii. Enlre li et sa femme avaient un enfant, (jubinal.^
Car se li faux losangéor
Apercevaient votre amer, (plorimont.)
Mais à tous ceux qui consentir
Vouloyent à tous ses désirs, m. lbpraivc. Com' par avant étoyent occu\iées. lb mairb.
Mais dès le xv* siècle cette finale devient quelquefois muette elle l'est exclusivement au xvi*. Ex. :
Que loups /Kmrroien^ bien dévorer, chhistink. Raison pourquoi? mes jambes auraient trêve, j. marot Qui lui étaient nouveaux et inconnus, marot.
i. Ënsemblf.