‹ Traité de versification françaiseChapitre 162 sur 212 · ANCIENNES RIMES · texte numérisé non relu

ANCIENNES RIMES

Port n'est quelqu'un; ma vie empire, (or croy.) Malheureux est qui récuse science, Si en ce croit excuser son mesfait; Mais fait heureux la suivre en diligence : Diligent ce sera nommé parfait * .

J*ai trouvé dans Christine de Pisan un exemple de rime annexée :

Fleur de beauté, en valeur souverain, Rain* de bonté, plante de toute grâce, Grâce d'avoir* le prix sur tous à plain, Plein de savoir et qui tous maux efface. Face plaisant, corps digne de louange, Ange en semblant, où il n*a que redire^, etc.

Jean Marot a composé en ce genre un rondeau qui comnnence ainsi :

Par trop aimer mon pauvre cœur lamente; .Vente qui veut, touchant moi je dis voir". Voir on le peut; car pour or ni avoir, Avoir ne puis que douleur véhémente.

Voici d'autres exemples :

Crétin n'entend en combats ou tournois Tournois gagner, pour Molin* empêcher :

Pécher lui duit trop mieux par bons endroits, En droits canons ne cherche forts destroits, Iks trois les deux suffit bien éplucher, etc. cnériN.

Dieu gard ma maîtresse et régente,

Gente de corps et de façon !

Son cœur tient le mien eu sa tente

Tant et plus d'un ardent frisson.

S'on m'oit pousser sur ma chanson,

Son de luts ou harpes doucettes,

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