Car j'ai soii\<»nt Iroiivc* son jeu awor
ANCIENIIES RIMES. 459
fti la suivante commence par celui-ci :
Amer (aimer) s'âme doit sages bon.
4"" RiMB inchàInbs. — Cette rime, qui a de Tanalogie avec la précédente, reprend au commencement d'un vers le dernier ou les derniers mots du précédent , de manière à produire non pas une parité de sons, mais un enchaînement de sens :
Dieu des amans, de mort me garde ;
Me gardant, donne-moi bonheur;
En le me donnant, prends ta darde ;
En la prenant, navre son cœur;
En le navrant, me tiendras seur, etc. mabot.
Un autre passage du même poète est souvent cité comme un exemple de mauvais goût :
Cognac 8*en cogne en sa poitrine blême ; Romorantin sa perte remémore ; Anjou fait joug*, Angouléme de même ; Amboise boit une amertume extrême; Le Maine en mène un lamentable bruit ; La pauvre Touvre, arrousant Angouléme, A son pavé de truites tout détruit.
«« Quand une nation , dit Voltaire , commence à sortir de la barbarie , elle cherche à montrer ce que nous appelons de Tesprit. Ainsi , aux premières tentatives qu'on flt sous François I", vous voyez dans Marot des pointes, des jeux de mots qui seraient aujourd'hui intolérables :
Cognac s*en cogne en sa poitrine blême; Romorantin sa perle remémore.
« Ces belles idées ne se pi*ésentent pas d'abord pour marquer la douleur des peuples. Il en a coûté à l'imagination pour parvenir à cet excès de ridicule. »»
On doit faire remonter un peu plus haut l'introduction de ce mauvais goût, et il est juste de dire que Cl. Biarot^ tout en