‹ Traité de versification françaiseChapitre 192 sur 212 · VERS DE SIX SYLLABES · texte numérisé non relu

VERS DE SIX SYLLABES

On lit dans une épftrc attribiu^e par les uns à Clément iarot, par les autres à son fils Michel :

Je passai donc Tarare, Pour venir à Ferrare Trouver la sœur du roi.

La divine princesse M'a fait iK)nne caresse;

0 que fusse ' avec moi !

Si tu vas à la court.

Écris-le-moi tout court, Ensemble des nouvelles :

J'y fis peu de tiëjour.

Mais en sçus pour un jour Qui n'étoieot gueres belles.

Bilf a employé souvent le vers de trois pieds. Le Ters italien dit seffenano Ac sept syllabes), répond à lotre vers de six syllabes à rime féminine; il est trcs-usité :

Siam na\i ail* onde algenti Lasciate in abkindonu :

Imp<>tuosi venti

1 noslri aiït*tti sono ; Oî^ni piacer è iirw^of^lio, Tulla ia vita è un mar.

Ben quai nocchiero ni noi Siede raponi»; ma poi Pur dair ondoso (>r}«o};lio

Si lascia trnsportar. mrtast.

Les quatre premiers vi^rs Simi piani, le cinquième est sdruciolo et le sixième (ronro.

L'accent intérieur si* place ordinairement sur la quatrième (jUabe. On le trouve plus rarement sur la troisième :

Con liï fuli;ori m m a no

1^ 1*^'^** alto minaiTia ;

Ma il periplio loiitanu

Non M'ulura la f.irna

Di rhi senza îiorn»rio

Ha il tuo |>es<t sul d<>rs<>. r.«ai.Ni.

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