‹ Traité de versification françaiseChapitre 21 sur 212 · Voyez, à la fin du volume, la note · texte numérisé non relu

Voyez, à la fin du volume, la note

E MUET, — éusION. — SYKÉnËSE.

l'iVous avons dit que IVmuet, terminant un mot (1 suivi d'une voyelle, ne compte pour rien dans la nifsure du vers : i! j a alors éliston '. Ex. : hmfitt est aiipi*s iTelli-. Umcne, tuiitr en pleurs, L» rappelle à la i'i>, ou pliilùt oux douleurs, bac. On scande comme s'il y avait :

Irmén' est auprès d'eW. Umène UittI' en pleurs, etc. La poésie ne fait en cela que se conformer à la prononciation de la prose '.

L'élision de l'c muet lînal n lieu aussi quand le mot

suivant commence par une h non aspirée :

mm iitiase-moi prendre huleine, itdn de le louer, cohn.

Hj^'atjieiil en honn/le homnie érige un sréicrat. boit..

^Bhus méchant qii'Ailialie, â loule heure l'assiège. nAC.

"Hais elle n'a point lieu quand l'A qui suit est as-

I. rbri DOS irM-iiirlpnsp<M>in, reiin ■'IMon nr H- Tiiiiail |us toujours, pi rt fliwi, mlti rt'unr toyi-llp, pmtvatt riimplrr pour iitiP sylla]>r. Voycx It ■oir t lj fin du Milumr.

L OMn> r#miiei. Ira vn^HlMa ciiMiilqucliguiriilsi'Kili'-vtinncliiJ'dinr, ■'il. Ln yina poMa rinployilcnl nn tfrand numlirc d'^lisinn» de ce genre fsl ac uni plu> prrmïtrt injuunl'hul. Alntt Ils [lluirnl : m'emir, t'amit, m'«,miHÊr, t'ttif, pour m<t omit, ta aaiît, ma amour, ti ellt. Yoyri, Ié Su ilu icriunw , ta noie 0.

S. Ln po#lc> ■*T *onl iromp^ plu» d'une to\s s

■m qiw TDire |>ir«Dle , nt-tllt humlc et* lieux, COM. ■•n cliefet #lend nna ailt htdeiM. HRciitit.

Me montrer à la cour, je hasardois ma tète. gobn. Et le teint plus jauni que de vingt ans de hâle. boil. Malheureux, j'ai servi de héraut à ta gloire, rag. Je jure hautement de ne la voir jamais, mol.

Dans la Henriade^ Voltaire aspire Vh de Hem mais dans La Fontaine ce mot reçoit Télision :

Louis près de Henri tous les deux les appelle, volt. Du mcLgnanivM Henri qu*il contemple la vie. la pont.

2*" L'élision de Te muet est exigée dans le co du vers , quand cet e est précédé d'une voyelle ace tuée, comme vie, jote, n«ee, vue', etc. Ex. :

Rome entière noyée au sang de ses enfans. goen. Hector tomba sous lui, Troie expira sous vous. rag.

Par conséquent, lesjote^^ les destinées, \hvo%^ ils prient, renfermant un e muet que les conson finales ne permettent pas d'élider, ne peuvept ^ placés qu'à la fin d'un vers.

Remarque. Dans notre ancienne poésie , cetem pouvait être suivi d'une consonne : alors il comp pour une syllabe •, ce qui était d'une extrême dun et altérait sensiblement la bonne prononciati Malherbe introduisit la réforme sur ce point, com

Très-mauvais gîte; hormis qu'en saTalise. la font. Aurait reodu , comme eux , leur dieu mimt haïssable, yolt. La Harpe signale la môme erreur dans deux vers de Florian : Armés d'hoyaux, de pics , etc.

Notre lièvTf hors d'h&leine, etc.

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