Voyez la note à la fin du volume
ÉLISION, STU^^iSE. 59
sur beaucoup d'autres : la loi qu'il a établie se trouve rarement violée après lui.
Corneille, dans ses premières pièces i y a mauqué plusieurs fois. Voltaire observe que, dans la révision de ses ouvrages, le poëte rectifia les passages où Ye muet ainsi placé faisait une syllabe :
Plus je me considère,
Moins je découvre en moi ce qui peut vous déplaire, corn.
Quoi que j*aie pu faire,
Je crois n'avoir rien fait qui puisse vous déplaire *.
« Le mot aie ne peut entrer dans un vers, à moins qu'il ne soit suivi d'une voyelle avec laquelle il forme élision* » (Voltaire.)
Le mot paye a besoin d'élider son e muet; le pluriel payent veut être placé à la rime. Molière a péché contre cette règle*, entraîné par la prononciation, qui effectivement fait plus sentir Ye muet dans paye qoe dans vraie. Il dit :
Maiâ elle bat ses gens et ne les paye point.
3"" Ve muet qui caractérise les rimes féminines ne
\. Void encore un autre exemple :
Jastiflaot Cétar, a coodamoé Pompée, n y avait dans la première édition :
Justifie César et condamne Pompée.
Enfin void un passage de Médée , que l'auteur n*a pas corrigé : Les sœuTA critnt merveille.
• Les root3 crient, plient, croient, dit Voltaire, ne valent Jamais qu'une syllabe , et ne peuvent être employés qu*à la un d*un vers. Corneille fit sou- Tt^nt cette faute dans ses premières pièces. •