‹ Traité de versification françaiseChapitre 23 sur 212 · Cette faute est assez fréquente · texte numérisé non relu

Cette faute est assez fréquente

Je paye le tribut à la Parque inhumaine, ioisbobbrt. Et n'en paye pas la façon. TifftOPBlLl. Qu'on se paye d*un beau semblant. PAViu.oif .

El avec le verbe au pluriel :

Jamais des âmes bien saines Ne se payent de rigueur, mol.

compte pas dans la mesure , quoique le vers suivant commence par une consonne, et qu'il y ait continuité dans le sens :

Ciel I à qui voulez-vous désormais que je fie

Les secrets de mon âme et le soin de ma vie? corn.

Si tu peux en douter, juge-le par la crainte

Dont, en ce triste jour, tu me vois Tâme atteinte, id.

Hélas! tout est6ni : Roxane méprrsée

Bientôt de son erreur sera désabusée, rac.

Le fer moissonna tout, et la terre /lumec/^

But à regret le sang des neveux d'Ërechlhce...

Que dans le Capitole elle voit attachées

Les dépouilles des Juifs par vos mains arrachées*, id.

Si Ton excepte le cas précédent, Télision de Ye muet n'a jamais lieu devant une consonne.

L'ancienne poésie se permettait ï apocope ^ ou suppression de Ye muet, dans un grand nombre de ca8^ Le féminin grande peut encore s'altérer devant quelques noms consacrés : grand' mire , grand'salle , la grand'chambre^h grand'peiney etc. Ex. :

La chicane en fureur mugit dans la ^ran(i'sallo. boil. C'est moi qui vous le dis, qui suis votre ^and'mère. mol. Il porte une jaquette à ^rand'basques plissées. id. Quand trois filles passant. Tune dit : C'est ^rancf honte Qu'il faille voir ainsi clocher ce jeune fils*, la font. Qui joua jour et nuit, fil ^anJ'cbère et bon feu. regnard.

4. Quelquefois Ye muet de la rime est suivi d*un vers commençant par une voyelle. 11 y a alors une élision réelle ; mais, comme on vient de le voir, elle nVst pas nécessaire :

Un siyle Irop égal et tnujouis uniforme

En vain brille à nus yeux : il faui qu'il nous endoraic. doil.

Tu ne l'ignurcs pas .- luujouis la renommée

Avec lu iiiénic éclat n'a pas servi mon nom. rac.

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