‹ Traité de versification françaiseChapitre 24 sur 212 · Voyez la note à la fin du volume · texte numérisé non relu

Voyez la note à la fin du volume

3. La Fontaine a dit encore , en conservant une ancienne locution :

Dieu nous gard' de plus grand' foiinrio!

KLlSiON, SÏNÉKÊSb:. fil

Le mot aie', esclamalion de douleur, s'écrit en Tcn comme en prose, et IV muet doit s'élider ;

.ti>.' — Va cœur <iuj jamais n'a faU la moirulre tliose. mol. lie' u'iV.'â l'uide ! BU meurtre! su secours! un m'assonmic. jd.

Mais les pot'tes suppriment souvent Ve final :

Elle m'élranglp. Ay! ayl — Vuusm'enirnlnpz, ma fui. rac. .ly ' — Ce mnilirurme rend iinfavorubleunice. conx. -ly'aj.'mon petit nez, pauvre petit bouc!ion. mol.

Dans UD genre de poésie où l'oa veut reproduire le langaj^e populaire , on retranche 1> muet non-seulement devant une consonne, muis encore dans le corps des mots. On eu trouvera beaucoup d'exemples dans DOS vaudevilles; en voici un de lîéraugcr :

Jeïiensd'Monimartreavecniu bOtc,

Puurfèlcr co miiltre malin ,

El n'crains point qu'iiu milieu d'Iu ft'te

Un bon mot m' renvoie au moulin.

On dit qu'avec plus d'un génie

Anluin' prend plaisir à cela ".

Nouî«iui n'sommea pa^ d' l'AcDiic^mie,

Souhailons-lui d' ces p'iilâ plaisirs-là.

4' Le muet acquiert quelquefois plus de valeur dans la prononciation , et devient accentué '. Ainsi , dins voyfz-lc, l'accent tonique porte sur la dernière Bjllabe. Ex. :

Si tu p«ui eo douter. jugc-(f par la crurale, conti, DonDezIi*. VouIm-vou* que d'impurs assassins, Ole. «ac.

1. Aie rit un tirui mut rrançais qui i (bi ri'iu|>kicé par aide. L'AraiMmle ! rrcoDiialt que rurtliogriplic aie. Dans le cas luiianl , iiuiIijiim aulcure ilirni kai nu haï. te pente que air nu hay est moins uue apurnpe ilu sub- HtU air [tetoan'i qu'une Ir>nurlpUoii du rexcluniallun Italli'iiiii' ahï. %. Anloinr Araaull, itc rAca<t<^inl<' rtaiifaiiC.

X ^oiw r^gmions tTUn oblige d'appulvr muetlt une tctirc actrnluiff. Il I une wrlc ik conlrifllMIuii.

62 CHAPITHE V.

Je pourrois , sur Fautel où ta main sacriBe,

7«... mais du prix qu'on m'offre il faut me contenter. tJic.

Et de c« non content ,

Auroitayec le pied réitéré. Courage, m.

Ici les muettes le^ te^ ce^ sont accentuées. Dans ce cas j rien n'empêche de placer la muette à la césure :

Eh bien! achève-/e : voilà ce cou tout prêt, nornou.

De rossignols une centaine S*écrie : Épargnez-/e* ; nous n'avons plus que lui. pu».

Maint d'entre vous souvent juge au hasard ,

Sans que pour ce tire à la courle-paille. la font.

Mesdames , je . . . ferai tout mon possible, m.

Non que pour c«* de rien moins je la prise. PiROif.

Puisque, dans les exemples précédents, Te muet est accentué, il se soumettra difficilement à Télision. Si vous scandez : voyez-le en passant en cinq syllabes, voyez-r en passant j vous altérez la véritable prononciation, en déplaçant Taccent. On doit prononcer voyez-le à peu près comme voyez^-leu, et vous prononcez voyeZ'V à peu près comme voyelle. D'ailleurs, Torthographe même nous montre que Télision n est point ici praticable; car elle ne permet pas d'écrire: voyeZ'V en passant, comme elle ordonne d'écrire rhomme.

Néanmoins Télision du pronom le est fréquente dans les poètes du xvi'^ siècle, et elle se retrouve

I. La Harpe, en relevant cet endroit, n*a pas vu la différence qn*U y a entre IV muet accentué et Ve muet ordinaire , tel qu*on le IrouTe dans le fleuve f ce fleuve, que j*almc. De même, le relaUf qui n'est pis accentué, et ne pourrait, en général, se placer à la césure; mais quelquefois fl prend Taccent, et alors il peut y être admis :

Sans avoir vu le reste , il m'est assex facile

De découvrir pour qui vous employés ce style. MOL.

2* Voyez la note à la fin du volume.

ÉLISJON, SYKÉRKSE. ii'à

m du lempH de Louia XIV , mais seulemeDt dans mre familier :

bb, mon petit monsieur, prmes-le un peu moins haut. hol. I> bien /'aitrs-ie entrer. — Qu'est-ce donc qu'il vous plaît? id. I Tondtunm^rU à l'amende, ou, s'il le casse, au fouet', atc. i

Ib titredeclémentrerule^feantbilieux. la font. ttsan-moi lui coup«r le na.— Laissez-le aller, begnahk. lus le genre soutenu, on évite entièrement la Dtilre de cet e muet avec une voyelle; car si l'éoest choquante, d'un autre côté le conflit d'une Ile accentuée avec une autre voyelle produirait un K. La Rarpe souligne la mauvaise élision de le^

trouve dans le poPme des Mois, parRoucher*: '. 'oftz-le en des tniineuui emporté par deu\ rennes. ibbé d'OIivet, blâmant la même élision, pro- J

rautorité de Kacine , qui , dans ta Thébaïde^

twnUi-it à m^i vœux , acamttz-le à mes crimes.

U substitua daos une seconde édition :

le le refusez pas à mes vodux , à mes rrimes.

Certains mots contiennent un e muet qui ne se once pas, et qui ne fait qu'allonger la syllabe idente: Vous avouerez, i\ hwra , iepripraix , elc. anet intérieur ne compte pas dans la mesure': hioit les deux voyelles en une, par la Ggure n nomme synérèse. Ex. ; IM l'êiwitrai pas ce beau litre d'honneur, cob.''. m trois détavoueroienl la douleur qui te louche, id.

Innll pu rtlitor la aitma fiule dant Volialr« •. I

i ■ wn m rtctm, publifi-lt kianidt, ■

hfei ta aoïc i la an du ToIumF. I

C'est là , tout haut du moins, ce qu'il n*av(mera pas. boil.

Notre style languit dans un remerciement. id.

Avant la fin du jour vous me justifierez, rac.

J'essaierai tour à tour la force et la douceur, id.

Je neremu«rat point. — Votre partie est forte* mol.

L*un effraiera les gens , nous servant de trompette, la ro.vT.

L'orlbograpbe moderne remplace ces e muets par un accent circonflexe : ]avoûrais\ remerctmenL

Dans la règle précédente rentrent les mots ^ rons*, paieraient, paiement, qui ne sont que de deux syllabes :

Un prix bien inégal nous en paiera la peine, th. corn. Que tout autre que lui me paierait de sa vie. eac. Et mes vacations, qui les paiera? personne... Tiens, voilà ton paiement, — Un soufflet I écrivons, id. Je vous paterat^ lui dit-elle, la foiyt. Et tous deux vous paierez Tamende. id.

&^ Nous avons déjà dit que Ve muet des termioai' sons en aient ne compte pour rien dans la mesure ^ 11 en est de même de la troisième personne aient du verbe avoir. Ex. :

Il étoit sur son char ; ses gardes affligés

Imitaient son silence, autour de lui rangés, bac.

Français, Anglais, Lorrains, que la fureur assemble,

Avançaient, combattaient, frappaient, mouraient ensemble, volt.

Et dont jusques ici les siècles aient parlé, rotrou.

Mais quoiqu'ils n'aient pas mis mon cœur dans tes liens, th. couv.

1. Du temps de Ronsard, on écrivait yavouWoit, etc. C'était un acheminement au système moderne.

2. L'Académie, dans sa dernière édition, préfère rortliographe payerons ^ payement , tout en reconnaissant paiement et patment. En général, nous adoptons sa décision ; mais dans des vers il nous a paru nécessaire d'écrire paiement, quand ce mot ne fait que deux syUabes.

3. 11 n'en était pas ainsi dans le principe : Ve Intérieur comptait pour une syllabe. Voyez la note à la fin du volume.

ÉLISIOlfy 8YNÉRÈSE. 65

Sans que mille acddens ni votre indifférence Aient pu ma détacher de ma persévérance, mol.

Et du subjonctif soient :

Neptune, importuné de ses voiles infâmes,

Coôime tu parottras au passage des flots ,

Voudra que ses Tritons mettent la main aux rames,

Et soient tes matelots, malh.

Les présens du tyran soient le prix de ta mort. couf. Et de doutes fréqoens ses vœux soient traversés, mol. Tous les piliers ne soient enveloppés d'affiches, boil. le consens que mes yeux soient toujours abusés, kac. Censeurs , en voules-vous qui soient plus authentiques? là foat. Ah ! je 06 pense pas qu'aux exploits consacrées , Vos mains par des forfaits se soient déshonorées, volt.

ihB L'ENliXBBHBtT.

Lorsque le sens commence dans un vers et finit dans une partie du lers suivant, on dit que le premier vers enjambe, ou qu'il y a enjambemefU.

L'enjambement est interdit au vers alexandrin', surtout dans les genres soutenus. Boileau fait un mérite à Malherbe d'avoir établi ou du moins respecté' cette règle :

Et le vers sur le vers n*osa plus enjamber.

Ronsard Ta complètement ignorée :

Hélas I prends donc mon cœur avecque cette paire De ramiers que je t'offre ; ils sont venus de Taire... Et le banc périlleux , qui se trouve parmi Les eaux, ne t'enveloppe en son sable endormi.

La Harpe lui en fait le reproche : « Son affectation presque continuelle d'enjamber d'un vers à l'autre, est essentiellement contraire au caractère de nos grands vers. Notre hexamètre, naturellement majestueux, doit se reposer sur lui-même; il perd

1. « Nos vers soiiflrent très-peu d'imersions, et ne permettent aucun enjambement > (Voltaire.)

2. La Harpe remarque qu'avant Malherbe, Philippe Desportes eut soii assez généralement d^éviter Tcnjanibement. Du reste, ce défaut, si fréquen au XVI* siècle , ne se trouve pas dans les premiers temps de notre poébie Voyez la note à la fin du volume.

^E l'esiambkmëst, 67

toute 83 noblesse si oa le fait marcher par sauts et par boDiJs : si la Co d'un vers se rejoint souvent au commencement âe l'autre, l'cfTet de la rime disparaît, et l'on sait qu'elle est essentielle à notre rhjthme poétique... Toujours rempli des Grecs et des Latins, Ronsard va sans cesse enjambant d'un Ters à l'autre :

Celle nympliB royale est digne qu'on lui dresse

Des autels...

Us Pariées se disoieol : Charles, qui doit venir

Je veui , s'il est possible , atteindre la louange De celle-.,.

" Il ne s'aperçoit pas que placer ainsi une chute de phrase au commencement d'un vers, est tout ce qu'il y a de plus ridicule, et qu'alors, pour me sei^ vir d'une expression triviale, mais juste, le vers tombe sur le nez , ou plutôt qu'il n'y a plus de TW8. n

lies poètes de ce temps font perpétuellement la nfime faute :

Durai , qui . studieux , du mont Parnasse avoil

Htconnu Indiloart, elles chemins savoil

Far où guiJer m*f pas. Oranses, qu'on me donne

De lauriers el de (leurs une tralche couronne t baïf.

Hais puisque c'est le temps, méprisant les rumeurs

thàftvpU, laissons là le monde et ses humeurs. RÉcrdEB.

Car puisque la fortune aveuglément di.'pose

il* toHl, peal-f tre enRn aurons-nous quelque chose, lo.

L'Immortel attendri n'eut pas sonné silôt

ta Telrailt dfi iftiux. que soudain flot sur Ilot

EUet vonlt'kouUr; tuus les fleuves s'abaissent, do urtu.

Et même tes élères de Malherbe y retombent quelquefois :

VouB ne me Verre/ plu; assis dessus les bords

Ikvos ruisseaux d'argent, rompre votre sUence Par mes divins accords, matnam).

. DaDs une de ses premières tragédies \ Racine a laissé échapper un enjambement :

Le feu de ses regards, sa haute majesté Font connoitre Aleocandre. Et certes son visage Porte de sa grandeur rinefifaçable image.

Corneille, Boileau, Racine ^ n'étaient pas des autorités pour les mauvais poètes de leur temps, et Tenjambement fut pratiqué même dans le grand siècle. Boileau cite des vers d'un abbé Régnier, traducteur de r Iliade, qui en sont remplis :

Il faudroit que je fusse, interrompit Achille, Bien indigne, bien lâche , et d'une âme bien vile Pour te céder. Commande aux autres à ton gré... Consultons un devin, un prêtre, un interprète De songes. Car souvent, etc.

C'était un retour vers la barbarie.

Roucber, qui publiait en 1779 son poëme des Mois, offre des exemples trop nombreux d'enjambement :

Il sort; Rose après lui retrouve sur la plage

Ses voiles*, et tous deux sont rentrés au village...

i. Alexandre.

2. Je n*al trouvé dans Roucher que ce seul exemple d*un enjambement aussi clioquant; mais, cliez lui, l*enjaml)ement d'un hémistiche n'est pas rare. Il faut avouer cependant quMl a souvent tiré boa parti du rejet d'un ou de plusieurs mots , ainsi qu'on le verra quand nous parlerons de Tharmonie iniitalive. La Harpe, qui a traité cet écrivain avec une extrême sévérité, a beaucoup exagéré le nombre et ie défaut de ses enjambements.

On ne s'étonnera pas de trouver des vers qui enjambent dans ia traducUou de V Enéide, par Deliilc, laquelle offre des négligences de toute espèce :

0 jcuueb voyageurt», dites-moi dans quels lioux

Je puit la retrouver. £nce à la déesse

Répond en peu it moti. La jeuue cliabseresse, etc.

!nJorme. boil. lamp nonilireux

DE L ENJAMB RUENT.

, tandi* que la neige bu fonH d'une rhaumièro }ut l'ituligttit. le char de la lumière ■ . ff itHiihf au tiJutire. et lii plus lotinue nuil rirtirdouyemoiii entiers sous la terre s'enfuil. Première remarque. L'enjambement est permis quand on a soin d'njouter aux mots rejelés un défeloppemeot qui complète le vers :

Oui , j'accorde qu'Auguste a droit de c< ''tmpirr. où m Yertu l'a tait seule arrivi le va civit déjà souveraine maîtresse wi fcfptre jiarlagé, que sa bonté lui la I £lyle trop^al et toujours unirorme I f«in briUe à nos ijeux : il faut qu'il n ti voit «m* ses dra[>eaux marcher u I hanlh ftrangfTt . d'inlidcles Hébreux, i ifia je me dérobe à la joie importune I tant d'amis nwireaux que m'a faits ma forlune... lis »us vos étendards j'ai su déjà ranger ipniflr &W1S.W11/. et prempto vous venger... toil plus que jamais ses campagnes rouvertes Aomar'ni que la guerre enrichit de nos pertes, lo. iBi de toutes parte les plaisirs et la joie tLamhinMnt, Zuïre , et marchent sur leurs pas. voli

■i^»ie reinari/iie. ïl est encore permis lorsqu'il 1 me suspension, réticence ou interruption :

j manque! pas du moins : j'ai qualor?^ l>outeillcs

un vin rifiir.. Boucin^otn'en a pas de paieille^. Bon..

■■ce on ft+re? est-ce vous dont la lémi^riliS

knagifie?... — Apaisez ce courroux emiwrlé. cobn.

timhnc remarque. L'enjambement n'est pas pro-

id'aoe manière aussi rigoureuse des genres

70 CVAPIWE 7U

simples , tels que la comédie , la table ^ le eonte, Tépître badine :

Que monsieur Chicaneau, puisqu'il est là-dedans,

N'en sorte d'aujourd^hui, L'Intimé, prends-y garde, rac.

Regarde dans ma chambre et dans sia garde-robe

Les portraits îles Dandins : tous ont porté la robe. id.

Par la sambleu, monsieur, je ne crôyois pas être

Si plaisant que je suis. mol.

Je l'ai vu , dis-je , vu, de mee propres yeux va ,

Ce qu'on appelle vu. Faut-il vous le rcèattre

Aux oreilles cent fois, et crier comme quatre? id.

Essayons toutefois si par quelque manière

Nous en viendrons à bout. Ils descendent tous deux, la font.

Les derniers traits de Tombre empêchent qu'il ne voie

Le /U#< ; il y tombe, en danger de mourir...

Le phaéton d'une voiture à foin Vit son char embourbé. Le pauvre homme étoit loin De tout humain secours : c'éloit à la campagne. Près d'un certain canton de la Basse-Bretagne, id.

Quatrième remarque. On tire quelquefois de Tenjambement d'heureux effets d'harmonie imitative. Nous en parlerons dans un des chapitres suivants.

Cinquième remarque. L'enjambement est souvent admis dans les vers de dix syllabes. Nous reviendrons également sur ce point.

Observation générale . La règle de Tenjambement est une règle fondamentale qui, avec la rime^ tient à Tessence même de notre système de versification; et ces deux règles sont intimement liées. Gomme Ta bien senti La Harpe , nos vers ne peuvent enjamberi parce qu'ils riment * ; et la rime étant une des pre-

I. Dans un mémoire excellent, et trop peu connu, sur la nécessité de la rime dans les vers français , le savant et regrettable M. Mablln me paraît avoir transposé à tort les deux termes du rapport que Je viens d*indiquer. Il arrive

Di l'enuiibeiient. 71

frefl conditions de notre poésie , tout de qui tend i faire disparaître est un Téritable contre-sens, ^renons une fable de Benserade, et examinons le thme produit par renjamfaeaent : '

f^jelqu'un fit meUre au cou de son chioD, qui mordoit, Cn hiîion ^n tracert. Lui se penuadoit (/w'ofi />ii «tf/imoil pfttf . Quand un chien vieux et grave Lui dit : On mord en traître auiai souvent qu'en brave.

^omme les hémistiches de nos alexandrins ipnt ax, Toreille, n étant plus guidée par la rime, >ra facilement deux hémistiches de deux Ters 4îl^ ents, et sera ainsi complètement déroutée :

.... Quelqu'un fit mettre au cou De son chien , qui mordoit, un bâton en travers. Lii le penuadoit qu*oa Fen estimoit plas. Qttand un chiea vieui eC grave, etc.

k'oilà des rers sans rimes qui, sous le rappwt d# cadence , satisfont mieux Toreille que les précéits; car elle demande que le repos le plus mar- * soit à la fin du vers, plutôt qu*au milieu ^

s^ r««r!u«Kin : • Ct^i dom: Tliiipulssaiice de faire enjamber let rersqul duM v-u% U^ cjft poMiblrft, la cauae du besoin de la riOM dans les teri

S fAiOit qoin U UciérafuK du \n* dècle fût deaUn<k! i auUr tout les *« ^ br»orr , pour qur IVnJanbrnii-nt osAt reparaître de nos Jours, f»^ '%Mi» irniA. il y a p^u d'ann^>es, pour nhumer eC réhabHller ce m^ {.••fit' uwfii. m ritniKraiti*, ont vi^. kl maUiPUn-u\, qu'Us ne semblent k«'<r «^ rrtiu\i\*-\rT. Hi-nian|iinn« , rn paiMant , qu** «*<4«itt le comble du iftr . rft^i k« iiiirtir» qu^ noun d^»tRiioii« Irl , iti* M donner lilen de la a carrrë^r dr* riar* nrhf», quaiHl U« eiganili<ili'nL Ib n'Memblalent h«mm^ qui juraii ta matii** d'arhri<*r dc% nH-iiMi*^ ina|{nlfl(|ur», et qui iar«T«t prrrH^Mrrit dan« un UfU ou iirnanm* ne pourrait les «oir.

DE LA SUCGBS8I0N DBS RIMES.

Règle générale. Une rime masculine ne doit pas être suivie immédiatement d'une rime masculine différente, ni une rime féminine d'une rime féminine différente.

Marot, et à plus forte raison les poëtes antérieurs, n'ont pas connu cette règle. Ainsi l'exemple suivant présente successivement trois rimes féminines différentes :

Pâtres alors de chacune contrée Feront entre eux une gaie assemblée Pour ce grand bien et heureuse nauvelie. Qui leur repos et aise renouvelle ; D'autre côté, gracieuses bergères A te louer se montreront légères, Et, qui plus est, gras bœufe en brameront, Et par plaisir brebis en bêleront, marot.

La réforme , sur ce point y s'introduisit yers la fin du xvi** siècle S et ce perfectionnement est depuis lors acquis à notre poésie.

On commence une pièce de vers indifféremment par une rime masculine ou par une rime féminine. La première rime une fois établie, voici les différentes combinaisons qu'on peut admettre :

i. Voyez la noie à la fin du volume.

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