En iN^ponsc à une pièce analogue du marquis de Villetle
SUCCESSION DES niHEl
Vos vers sensés et Irès-plaisans,
Plus j'y voie un fonds de doctrine
Tout propre à messieurs les savant,
Non pas â messieurs les pi^dans,
De qui la science chagrine
Est t'éleignoir des sentimens.
Adieu : rcunisseï longlcms
La gailé, la grâce si fioe
De vos folâtres enjoùmeiiSi
Avec ces grands traits de bon sens
Dont lu clarté nous illumine.
Vous n'oubliez pas les absens :
C'est pourquoi je me déierraine
A vous ennuyer de mes tns,
Entrelacés avec des ine.
Oq retrouve dans cette piùce toute la facilité de Voltaire '; mais il est rare que la gêne imposée par ces petits tours de force ne nuise pas à la ])ensée.
Quelquefois le poi'te s'impose l'obligation de reproduire non-seulement les mêmes rimes, mais encore les mêmes mots à la tin de cliaque vers. Ainsi (lu Bellay a fait un sonnet, c'est-à-dire quatorze vers, qui unissent tous par l'un des deux mots vif et mort'. Ces jeux d'esprit n'ont guère de mérite que celui de la difûcultê vaincue.
11 arrive assez souvent que l'une des deux rime:i seulement est redoublée. On lit dans La Fontaine une dédicace, de 22 vers, dont toutes les rimes mascujlîoes sont en is. En voici deux stauees ou couplets :
ir plaire au jeune prince* à qui la Renommée
■t.tit 11» ilu >aluine, U noie II.
L firmt^Ti » cmupmi unr cliuisuii dv bc|iI couplvli , iluiil cliwun ri.'prah in rlniffi Mhsiiies ti itaiis ctt oriire : ehetolitr , f^iMle, geilirr, Itrur, ehrralitT.
I I. Le duc de Hourgiigrif,
78 GHjmBi TU.
DesUne n tiapia 6é mm éertu.
Gomment compotorti-jê iAi6 Mile Domnée Le Chat et la Souris?
Doia-je représenter dans ces vers une belle, Qui, bonne en apparence, et toutefois cnietfe, Va se jouant des cœurs que ses charmes ont pris. Gomme le chat de la somis?
Madame Deshoulières a fait, pour remplir un défi, plusieurs pièces dont les rimes féminines sont en ailles, en eilles^ en ille, en ouille. Voici le commea- | cernent de Tune : \
Si ma voix avoit les doux sons
Des Malherbes et des ComeiUes, Louis seroit toujours i*objet de mes chansons.
Quel plus beau sujet de mes veiUês,
Qu'on grand roi de qui tous les joars
Ne sont qu'un tissu de merveiUes, f
Et de qui l'air et les discours Font entrer dsfns les cœurs un million d'amours
Paff les yeux et par les oreilles?
5^ Ofi trouve même des pièces monorimes % e'est-à- Ain dans lesquelles il n'a été fait usage que" d'une Éetile rime. Cette manière d^accumuler ainsi la même cOBsduuancefinaleremotite à une époque très-reculée : c'est le système de nos anciens poëmes héroïques^ '•
Rarement, dans une pièce à rimes mêlées, Tau-^ tèur entame une tirade de vers monorimfes. En voici Un exemple extrait du Voyage de Chapelle et Bachaumont :
Sur-le-champ, an lieu de se taire,
I. Gé iffoC, tpte I* Aea<lâilfé n*â p» encore reeomni, est ahlnits dms tous H îfÊMéÉfié&àai et par tous lés critiques. H est nécesnrffe et fotvié mAxàn Tanalogie {monorhythme),