‹ Traité de versification françaiseChapitre 27 sur 212 · Voyex la note à la Un du volume · texte numérisé non relu

Voyex la note à la Un du volume

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Plnt hant anoora Ml MomuM.

Ledten lors « faiio«Mra; Sm trident pu* tnit iHtiirtSy Et tmt fois par le Scjx jur» * • Quoi doncl ïd ronoaara Dire * haotamant oaqaToB fondra!

Chaque petit dieu gloaera Sor oe que NepCoae lén I PerDio, ^neHommiméK Chacun d'eux ^en repentira, Et pareil traitement aura ; Car deux fois par jour on terra Qtt*à n fourea on retournera, Et deux ftwi nMm eourroux fuira; Mais plus loin que pas un, ira Celui qui, poor son nuilheur, a Causé tout ce déiordre4à; El cet exemple durera Tknt que Neptune régnera. >

linaifement ce ayatème est conaenré àïïAÉ nte

entière.

Franc de Pompignan a inséré dans eoti fùgage

nguedoc et de Provence un morceau sur le cliâ-

Vlt, dont tous les vers sont terminés en if:

Nous fèmes donc au château d*If.

C'est un lieu peu récréatif, Défendu par le fer oisif De plus d'un foldat maladif, Qui, de guerrier jadis actif, ÏAi devenu garde passif.

Sur ce roc tsillé dsns le tif, Par bon ordre on retient captif Dan» Tenceiote d'un mur Esprit libertin, cœur rétif Au Mlutaire correctif

k Sifarii nmd It «crt fM%.

r luira , Cf ta ne ttetë pa«.

D*un parent peu persuasif.

Le pauvre prisonnier pensif, A la triste lueur du suif, Jouit, pour seul soporaUf, Du murmure non lénitif Dont rélément rébarbatif Frappe son ofgane attentif.

Or, pour être mémoratif De ce domicile alllictif, Je jurai d*un ton expressif De vous le peindre en rime en i/.

Ce fait, du roc désolatif Nous sortîmes d'un pas hâtif, Et rentrâmes dans notre esquif, En répétant d'un ton plaintif :

Dieu nous garde du château d*If I

Ces rimes sont accolées par force, et amènent des mots presque barbares : Tauleur montre qu'il esta la torture.

Mais voici une petite pièce de CoUin d'HarlevillCf qu on trouvera pleine de facilité, de correction et de grâce. Elle a pour titre : la Bonne Journée :

Un pauvre clerc du parlement, Arraché du lit brusquement, Comme il dormait profondément, Gagne Tétude tristement ; Y griffonne un appointement, Qu'il ose interrompre un moment, Pour déjeuner sommairement ; En revanche écrit longuement, Dîne à trois heures sobrement.

Sort au dessert discrètement.

Reprend la plume promptemenl Jusqu'à dix heures... seulement; Lors va souper légèrement.

Grimpe, et se couche froidement Dans un lit fait négligemment, Dort, et n'est heureux qu'en dormant.

Âhl pauvre clerc du parlement 1

SUCCESSION bF,S RIMES. g) |

tmihre reiiian/ue. On trouve quelquefois Iroil i

pareilles placées de suite. Le genre lyrique et J

ire léger autoriseul également cet emploi. Ex.: I

tus, écouteima voix; lerre, prtie l'oreille :

dis plus, 6 Jacob, que ion Seigneur sommeLlIe,

cheurs, disparaissez : le Seigneur se réveille, hac.

Seigneur a détruit la reine des cités :

I prélrca sont captifs, ses rois sont rejeWs;

De veut plus qu'on vienne à ses solennités. id.

Et le mâiin était de taille

A se défendra hardiment.

Le loup donc l'aborde humblement,

Entre en propos, et lui fiiil compliment

Sur son embonpoint, qu'il admire, la fojit.

Fontaine mi-t assez souvent trois rimes sembla- ' cle suite ; rarement il en met quatre. En voici temple :

Quiconque avec elle ' naîtra Sans faute avec elle mourra, Et jusqu'au bout contredira.

Et, s'il peut, eneor par delà.

ici on passage, (]ueje croîs unique dans ses oum, oikil est allé jusqu'à cinq rimes pareilles :

•dvml qu'au hibou Dieu donna génilure; I façon qu'un beau soir qu'il étoit en pâture, Notre aigle aperçut d'aventure, s |p9 coins d'une roche dure h dans les trous d'une masure, b petits raonsli es fort liideuK.

nnd nous traiterons des stances, on en verra plui dans lesquelles trois rimes pareilles sont suivies I rime de nature opposée.

Il est extrêmement rare de trouver des pièces procédant successiyement par trois rimes semblables^

Deuxième remarque. Quelquefois on voit se succéder plusieurs rimes masculines ou féminines différentes. Cela se rencontre dans quelques pièces de peu d'étendue, comme des épigrammes, des impromptu, des chansons :

Qu'on parle mal ou bien du fameux cardinal, Ma prose ni mes vers n*en diront jamais rien : Il m'a fait trop de bien pour en dire du mal; Il m'a fait trop de mal pour en dire du bien. cobn.

Malherbe a composé des stances destinées à être mises en chant % dont toutes les rimes sont masculines. Voici la première :

Objet divin des âmes et des yeux,

Reine, le chef-d'œuvre des cieux, Quels doctes vers me feront avouer Digne de te louer ?

Les poëtes de cette époque faisaient souvent , pour la musique , des vers uniquement à rime masculine, et l'on trouverait des couplets sur ce modèle dans des auteurs plus modernes'. Quoique les rimes masculines offrent quelque avantage à la musique , elle s'accommode aussi du mélange des rimes ^ moyennant quelques précautions. On doit donc rester fidèle à la règle générale.

Malherbe a fait une chanson toute en rimes féminines :

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