‹ Traité de versification françaiseChapitre 29 sur 212 · Voyez la note à la fin du volume · texte numérisé non relu

Voyez la note à la fin du volume

2. « C'est, dit Voltaire, une liberté qu'ont toujours eue les poCles et qu'ils ont conservée. 11 leur est permis d'Oter ou de conserver cette s k la fin du verbe, à la première personne. Ainsi on met je doi, pour je dois ; je toi, pour je vois; je croi , pour jc crois; je di, pour je dis ; j^averti, pour j'avertis; je rat, pour j> rais. Mais il n'est pas d'usage d'y comprendre je suiSf je puis; on ne peut dire je siii, je pui. » Le commentateur avait ajoute

LICEKCES D nnTHOCBAl'HE.

■ (■Ihife, ou aomnies-DOUs'' elqu eât-cequejeuot .' 1 lodrigue en mamatMo! Rodrigue devanl moîlcoBx. \ ïocre exemple esl ma loi : vous vivez, el je vi ;

\ous fii^âicz miTt, je ^ous auroia fuivi. id. pb \* Mâmant enfin J'ai dit ce que j'en crut, Bfl le) fjiii me reprend en pense comme moi. boil, nniiïl. dii^rcliatil !a lin d'un ver^quejecantfrui', Je trouve au coin d'un bols Il> mol qui m'avait fui. ii>. Quelle horreur me saisit? Grâce iiu ciel, j'eMTtvoit... Dieux ' quels ruisseaux de sang coulent autour de moi! 'inne un conseil qu'à peine je rfni :

M cuup qui vous attend vous mourrez moins que moi.

-. songez il vous, je vous en averti : t, sans compter sur moi, prenez voire (larli. m. nsieur, c« gakanl homme a le cerveau blessé :

ri-vou pas? — Je suis ce que je mi. itoi.. Rie sais : mais malgré les maux que je prfvoi. te désir curieax m'entraîne loin de moi. volt. Bl me crois de tous maux guéri Au moment que je vousrrri. aouss.

inuirifup. Mais il n'est plus permis de retrancher 'i à scconile personne de l'impératif, ainsi qu'on le tÛMÎt encore au wii' siècle, où l'on écrivait : croy, hfiiy, vieil, etc. Ex. :

is donner le signal, cours, ordonne, et revkii • dâliTrerbienlùl d'un fâcheux enlrelien. rac. (JuUle ces bois, el rrdfvien.

Au lieu île loup, homme de bien, i.a ro^r.

ritaire a conservé à tort cet archaïsme :

«uperbe ennemi, sois libre, et l" fo'ivirii lel fui et le devoir el la mort d'un rliréiieii.

2' Grâce ou grâces :

Hais moi, grict an destin, qui n'ai ni feu ni lieu. noiL.

la ptfmiin lluc Wicrbe*)! prtniU ,}t rrnii {jeprtn, jt r« B tatmp\r* ne miU pu iriml*. On n>- irourr pu non pliu je fui lr(ii,p«iiiT>«^t.

A6 CHAPITRE Vlll.

Rend déjà grâce aux bœufs, attend dani cette étaUe. u port. (irâce aux dieux, mon malheur passe meo e^péraoce. aAc. Je le veux, je le dois, grdc^ à voa injueticea. volt.

Grâces à nos malheurs, le crime est inutile, corn. Dès que je le pourrai, je reviens sur vos traces, Madame, et de vos soins j'irai vous rendre girâces, kac. Grâces au ciel, mes mains ne sont point criminelles, id. Ahl Teffort u*est pas grand, grâces à vos caprices, volt.

3* Jusque et jusques :

Pensez-vous avoir lu jusqu'au fond de mon âme? coaN . Tout jusqu'à sa servante est prêt à déserter. BotL. Mena victorieux jusqu'au bout de la terre, bac. Aime jusqu'aux défauts des personnes qu'il aime. hol.

Et me consoleroit jusgties à mon retour, malh.

Dois-je me ravaler jusques à cet époux? coeh.

Que plus d'un grand m'aima jusques à la tendreaie. boil.

Veut me sacrifier jusques à son amour, bac.

Où sans trouble il dormit ^usçues au lendemain, mol.

Jusques à la menace il osait s'emporter, volt.

V Guère et guères :

Ulysse en Gt autant. On ne s'attendoit guère

De voir Ulysse en cette affaire, la pont. Seigneur, tant de grandeurs ne nous touchent plus guère: Je les lui promettois tant qu'a vécu son père. rag. J'enrage, par ma foi ; l'âge ne sert de guère Quand on n'a pas cela. Quoi? voulez-vous, mon frère, etc. m( Et Ton ne pouvait guère en un pareil effroi, etc. volt.

Mais les monstres, hélas ! ne t'épouvantent guères :

La race de Laïus les a rendus vulgaires, rac.

Allons donc nous masquer avec quelques bons frères;

Pour prévenir nos gens, il ne faut tarder guères. mol.

Tous viennent à la file ; il ne s'en manque guères^

J'entends de ceux qui, n'étant pas contraires, etc. la fc Mais convenez du moins que mes confrères M'applaudiront. — Tu ne les connais guères, volt.

\tS II OUTHUCIIAI'IIL. nf,

^iih'e et nafftth-eg :

MaisoD l'a ïunflflurrM' fn un cygne, maiiot.

De Toir tuigufre en trop grant hardiesse, ro. Oue iluD roi qui na^i^rf avec quelque appareoce De l'aurore au courhanl portoit âon espérance. tiAC. Ainsi le vieux rêveur, qui naguérf.» à Rome (îouTenHKt na eofant et Taisoil le prud'liomme. ni^:GNiEn.

5' Cerle et certes :

L'orthographe certe est maintenaot la plus ordîoûre. Mais, en poésie, l'ancienne s est encore auiorisée :

D'où vient ce point ?Cer/cs il faut bîon dire. HAnoT. OrtM on je me trompe, ou déjà la victoire, etc. halh. CertM il wt â plaindre en son aveuglement, xaibbt. t

Alors, cCT'r^salorsjeme connois pgëte. boil, ,

6° ^éjne et mêmes :

Quand ce mot est joint au pluriel, les poPtes ont \ la faculté de le prendre comme adjectif et de le faire I accorder, ou comme adverbe et de le laisser invar- '] riable :

Sous ie masque Irompear de leurs visages blânips (Acte digm de foudre! ) en nos obMques mémM ConçoiventWc nouveaux désirs, halii, mpter des nations, gagner des diadèmes, a qu'aucun les connût, sans les connoltre tax-mfm**. cohn. iqu'ici la fortune cl la victoire menus •choient mescheveux blancs soua trente diadtmes, «ac. Ib viens m'oITlir, madame, â vos ordres su prf mes : BT«s volunléi pour moi sont les lois des dieux mfinrs. volt. I immortels eux HiAneensontperséculÉ?. i«\lh. s parlons de nous m^me * avec toute franchiie, coH^.

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