‹ Traité de versification françaiseChapitre 31 sur 212 · Au contraire , on lit dans Boisrobert · texte numérisé non relu

Au contraire , on lit dans Boisrobert

J'aperçus Frcminei assis Près d'Apell's et de Zeuxis.

LICENCES DOHTHOCn*PHE. 89

Semarque. On a quelquefois reiranclié Vs de re- Miurds. Celte liardiesae, ou plutôt celte iocurrectioD, E« doit pas être imitée :

El pasâe sans retour du [ilalair au rrmnrd.

Du remords aux douleurs, des douk'urs à la mort '. DELfLLE.

\. Dans un petit nombre de mots, le poêle pt^ut à vo- ^té conserver ou supprimer IV muet floal.

1* Ainsi l'on écrit encore ou encor ; Que vous m'ayez séiluil, et que je souffre encore D'être déshonoré par celle que j'adore, corn. Etudions eoriD, iJ eii est temps encore: El. pour ce grand projet, taniût, dès que l'aurore, etc. buil.

I, ce souvenir me fait Trémir cnrore, Od oouloit m'arracher de tout ce que j'adore, hac.

Et tant d'autres rncor me dévoient avertir, halh. Cecfu'il a fuit pour elle, il peutencor le faire; ' Il peut la garantir «nror d'un sort conlniire. cohn, < Tiiadit que, libre racor, maigrelet destinées, etc. boil. vous n'es))érez plus de nous revoir mcor, S.icri^ mur?, que n'a pu conserver mon Hector I hac. à vous dire vrai, ce n'est pus encor tout. mol. Rien ne nnis presse mrar de changer de retraite, la roNJ. , Contre elle encor, madame, il voui* reste des armes, volt.

' Zéphyrt et zéjihyr ' :

1' Lm plus aimables fleurs et le plus doux ^èiihijre

Pariument l'air qu'on y respire. qvisaijLT.

. Aiant UcUUp, Voiture a\iit iloiiui^ I On'il sn mil un lr(t-pi«iJX m

cxpuiplcilc ccllr suppression; d «rd;

L L'Aetdimie flibllt une dUtlntilon strlitll? cnue lu ïIkiiIUi aii'^ii cic a Jrmx mou. Elle adaiFi avec «uni piu île lonilrmcnl une tUmrpncf il'orllic craplw ! i^phirt et frphyr. — En cllaot. Je n'*l pas toulu «monter a •IrU do sMclc <\r Louis XIV; nuls Jr cllrnl quii les di^ui forme» uni tt^i

CRonMnl, qid \r% puinloli' liuimremmenl.

90 CHAPITBE VIII.

Vos fleurs ont embaumé tout Tair que je respire; Toujours un aimable zéphtfn Autour de vous va se jouant, u rmir.

rimplorais, j'espérais le retour du téphyre ;

Mais il m'apporte encor les feux que je respire. ST.-LAHBnT.

Les rayons d'un beau jour naissent de ton sourire,

De ton souffle léger s'exhale le zéphyre, dblillb.

Sur les flots aplanis zéphyre souffle à peine. PAKtr.

Revint sans amener les fleurs et les zéphyr$ '. qoin.

Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr*, la pokt.

Et la troupe de Flore, et celle des zéphyrs.

De nos humbles pasteurs partagent les plaisirs, monê.

Dont Flore et les zéphyrs embellissaient les bords, tolt.

C'est lorsque le printemps, précédé des zéphyrê.

Des monts chargés de fleurs appelle les plaisirs, bt.-lamb.

Quand Borée aux zéphyrs déclare enfin la guerre, le bboh.

Première remarque. Jusqu'au milieu du xvii* siècle, les poëtes avaient la faculté d'écrire avecque^ pour avec '. Cette licence se trouve encore une fois dans une satire de Boiieau, et une fois dans la seconde tragédie de Racine; mais, ayant la fin du xtii'' siècle, elle tomba entièrement en désuétude.

Deuœième remarque. Pour la désinence des noms propres traduits du latin, il faut, en général, suivre Tusage. Cependant les poëtes ont quelquefois à leur disposition une double inflexion ; par exemple : Claude ou Claudim, Mécène et Mécénas, Lélius et Léliey Por senne et Porsenna^ etc. Ex. :

Je crois ce qu'on m'a dit: vous aimez Viriathe, corn. Le grand Viriathus, de qui je tiens le jour. id.

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