U Uvpe ( Cvufi ai LiiUr<u»ft, U VI , )>. :U
Si le poète eût mis fut oppressé ^ remarque La Harpe *i Teffet du vers était perdu.
V Le rapprochement des deux accents d'un hémistiche appelle Tattention sur un monosyllabe :
J*aime mieux les tx>tr morU que couverts d'infamie, coin.
Et je banoifois^ moi, tous ces lâches amans.. .
Ma timide tx>ta; trwMe à vous dire une injure...
Pour me l'immo^^ traître? Et tu veux que moi-même, etc. id.
Faites que Joe» fntwre avant qu'il vous oublie, kac.
Le sang de vos rots crie, et n*est point écouté, id.
Je le savois bien, moi, que vous Tépouseriez. mol.
Ce que je m'en vais lire... — Il ne me platt pas, moi,..
Laisse-là son nom, traître, et dis ce qu'il t*a dit. id.
Voulez-vous que moi, chien, qui n'ai rien à la chose, la fORT.
Par qui le sénat vit, par qui Rome est sauvée, volt.
En mettant plus de deux accents dans un hémistiche, on peut faire ressortir chacun des mots qui le composent 9 et rendre l'action ou Tidée plus frap' pante, en la subdivisant dans ses détails :
Soudain nous entassons, pour défenses nouvelles,
Bancs, tables, coffres, lits, et jusqu'aux escabelles. coa.^.
Sa fierté l'abandonne : il tremble, il cède, il fuit. doil.
Le sacristain, bouillant de zèle et de courage»
Le * prend, se cache, approc/ie, et droit entre les yeux, etc...
Et son corps entr'ouvert chance//e, éclate et tombe»..
Défait, refait, augme/i/e, ôte, enlève, détruit, id.
Ceux-là sont humectés des flots que la fner roule, lAC.
Songe, songe, Céphise, à cette nuit cruelle...
Roi, prêtres, peuple, niions, pleins de reconnaissance,
De Jacob avec Dieu confirmer l'alliance, id.
Un souffle f une ombre, un rien, tout lui donnoit la fièvre.
[LAP0!<rrAi?n[ Vivez, rendez heureux vous, Tnllie et mon père. volt.
I. Cours de Littérature, t. VI, p. 20&. S. tJn volume de QuinaulU
Tten$, le voi/a, marchons ; il est à nous ; viens, frappe, volt. Ccinnois-tii bien la main deRu/i7f ? — Oui. — Tiens, lis, lafomi. J'at rni d'Erope en pleurs en/<*ndre fi^mir l'ombre, ciÉB. Vrnir. voir, vaincre, abattre un ennemi vainqueur. cuAULiitr. O fn-uii qui par/oi> lotnbe, et parfois recommence, v. hugo.
il est des occasions, ditMarmonlel, où le rbythme »nJ riiarmonie imitative, comme dans Texpression es onouyements passionnés :
11^ août ont appelés cruds, lyraiM^ \bUmx,
i i, ■AEHOXII IMITATIVB aÉSlTLTANT DIS OaANM MOTS.
L'emploi des grands mots * servira pour rendre un mit qui se prolonge, un objet grandiose, une aclOD qui se continue , une longue durée :
El l'orgue même en pousse un long gémissement, boil. Le superbe animal, agité de tourmens, Bibale sa douleur en long» mugissemens, lo. Ses longs mugissemens font trembler le rivage, rac. Je te plains de tomber dans ses mains redoutables, Ma fille. En achevant ce4 mots épouvantables, etc. lo. Et t\ei fleu\rs français les eaux ensanylantèes Ntf p(»rlaifnt que des morts aux meTSéiMmvantêes. volt. Tant Ai court sur la plage un long mugissement, delilli. I: f Toute le bruit des flots rctentissan$. lo. El ren'e»t qu'ensuivant un dangereux exemple {^it oous (louvoos, comme eux, arriver jui^qu'au temple De l immortalité, aot'ss.
Le Tenp», cette image mobile
Ile l'immobile éternité, ID.
\ (.# anyrfi «rrffpi fM commun A toutn 1(*« Ungii^^ ; ^t. «an^ parier <k« mf\mme%, «niri ftr« ri^mple^ tlr^ df l'Ualirti :
Aîi ti«B<hr «rftt th* tun d'«>r \t «imc, t%fêt%rnh%lm9%f ifili r prr«ir. ta»mi.
|r* r«it*tt'kiim#iif# rfii<Uniiaiâ t.i ahi^i I esni riÊppméwfmn» mt%lnn4n. fARi^t.
On doit remarquer un heureux contraste entre ces deux derniers vers : le premier semble courir comme le temps, et le second rester immobile.
% 5. HAmONIB miTATIVB EÉSOLTAIIT DB LA ciSUBB, DV COUPBS % BT SUSPENSIONS.
1 ^ Un mot placé à la césure ' , et habilement détaché du reste de la phrase, peut faire image :
L*onde approche, se 6rtse^ et vomit à nos yeux Panni drà flots d*écume un rnoostre furieux, bao.
L'effet disparaîtrait si ces mots : l'onde approche f se brise, formaient le second hémistiche.
Vers Paris elle vole, et d'une audace sainte, etc. ma.
Le coursier, l'œil éteint et Toreille baissée,
Distillant lentement une sueur glacée.
Languit, chancelle, Umibe, et se débat en vain, dbliub.
n prie, et le taureau, frappé d'un coup mortel,
Meugle, chancelle et tombe aux marches de Tautel. bouchkh.
2"" Quelquefois plusieurs petits membres forment une phrase brisée , qui semble mettre sous les yeux tous les traits d'un tableau ' :
La Discorde, à ces mots, succombant sous Teilbrt, Soupire, étend les bras, ferme l'œil et s'endort, boil. Le sacristain, bouillant de zèle et de courage, Le prend, se cache, approche, et droit entre les yeux, etc.. Sa fierté l'abandonne, il tremble, il cède, il fuit. to. Mais du haut de la porte enfin nous Tavons vue.
1. Gomme nous l'ayons fait Jusqu'ici, nous appelons eùure la céiare exigée, le repos de rhémistiche dans le grand vers. On désigne queiquefoif par ce mot tous les endroits où le vers est coupé : nous avons voulu éviter la confusion, en prenant le terme césure dans son sens le plus restreint etk plus ordinaire.