I. (*.>*it cnroro la prononciation du |>cui)li
OCAHTITÉ 8TLLABIQU8. 20t
No«s refiendroDs sur ce point dans la note 10, où nous recueiUerons d'andennes diérèses.
Remarque. Si nos vieux poètes assimilaient constamment aimiez à sembliez, il faut noter qu'on trouve , quoique trèsrarement, la diérèse pour tous ces mots. Ordinairement 1*1 est alors redoublé. Ex. :
Sire, vous esiiiez de tout le mont lumière, (alkxandrb ) S'ainsi le faisiiez, vous feriiez que sage. (jUBiifiL.) Se preniiez bien garde aux biens que vous ai fait, Si me (ievftïdz-voiis un an garder contrait', (id.) Vous les verriiez eulremeUre. butbbkup.
6* Jusqu'à Boileau, l'adverbe hier fut presque toujours
monosyllabe :
Uautre hier, un jour après la Saint-Denise. (BOMANCEao.) Qui lui sembla plus bel assez qu'il n*étoit hier, (jubinal.) Que je ne bus, ne ne mangeai Dès hier matin que vous parlai, (méon.) Harsoir* Désir tout à coup vint s'offrir, cbétin. Hors du couvent, Tautre hier, sur la coudrette. mabot. Narsoir, en vous couchant, vous jurâtes vos yeux, bonsabo. Vous arrivez plus tard que vouâ ne fîtes hier. Tiiéoi>H. Quand Ater j'aurois été la vivante peinture, maibbt. Hier dans sa belle humeur elle entretint Valère. cobn. Il vint ^«ar de Poitiers, et sans faire aucun bruit, lo. Hier dans ce faux combat que j*osai hasarder, th. gobn. Mais à propos : hier au Parnasse De sonnets Phébus se mêla, sabbasin.
Vous fûtes hier loué par des gens d'un grand poids, mol. Voire entreprise (Thier est partout exposée, id. Le marchand répartit : Hier au soir, sur la brune, etc. la font.
Les exemples précités de Corneille se trouvent dans le Menteur. J'ai remarqué que cette quantité y est reproduite une dizaine de fois. Voltaire a signalé en plusieurs endroits