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Ibidem

Dans le cas de médiumnité, le sujet est un instrument qu’une anomalie corporelle ou mentale rend propre à la manifestation d’une force invérifiable sans son concours. Le psychomètre, au contraire, arrive à percevoir les images par un entraînement progressif, développant dans le recueillement et l’attention une faculté que chacun de nous possède à l’état latent.

« Au lieu de subir ; il reste neutre et regarde.

« Son état, au cours d’une expérience, ne peut mieux être comparé qu’à la position du spectateur attendant sur l’écran lumineux l’apparition de l’image cinématographique. »

Dans les lignes qui précèdent, lious devons relever les err^rs sulviintes :

1® Un psychomètre ou un médium ne font qu’un, c’est déjà dit;

2® 11 ne voit et ne sait, que parce qu’il est dirigé par un guide spirituel, par une Entité de l'astral qui le magnétise et le rend voyant, comme un hypnotiseur terrestre magnétise et rend voyant son sujet;

3° Le médium et le psychomètre une fois bien en main de leur guide, n’ont pas besoin d’être magnétisés chaque fois qu’ils opèrent ;

4° L’un et l’autre par une longue habitude, une longue pratique de la clairvoyance, développent et accroissent leur faculté ;

5® Pour bien voir et bien prévoir, ils doivent rester complètement neutres dans les mains de leur guide

qui leur suggère ce qu’il faut dire et ce qu’il faut faire ;

6® Ne sont bons médiums ou bons psychomètres que les individualités, qui observent bien cette neutralité ;

Les médiums et les psychomètres voient réellement comme sur un écran lumineux l’apparition de ce qu’ils doivent dire ou pratiquer ;

8® Ils sont aussi considérablement aidés par la clairaudience, car, constamment, ils entendent les réponses qu’ils doivent faire aux questions qui leur sont posées ;

9° Les médiums bien exercés et depuis longtemps en communication avec leur guide, n’hésitent jamais dans leur réponse ;

10“ Enfin, ils ne sont nullement en trance et la preuve c’est que vous leur parlez de choses et autres, auxquelles ils répondent et reprennent sans désemparer le cours des investigations ou des réponses qu’on leur fait sur les sujets qui intéressent les personnes qui usent de leur médiumnité, pour connaître l’avenir, pour demander des renseignements ou recettes ou consultations quelconques, des conseils quels qu’ils soient, etc., etc.

Voilà le véritable médium ou P sy charge, qui peut être aidé par un objet qu’on lui présente, mais qui n’en a nul besoin, nous nous plaisons à le répéter.

Quant aux médiums hésitants, troublés, qui répon-

dent tantôt bien, tantôt mal, aux questions qui leur sont posées, ceux-là ne sont pas des médiums exercés ou ce sont des médiums mal contrôlés qu’on nous passe l’expression des Rosses, et par conséquent doivent être réformés comme les mauvais chevaux, car ils peuvent vous induire fort souvent en erreur et dès lors, il n’y a pas à se fier à eux en quoi que ce soit ; un vrai médium, un médium bien exercé ne se trompe presque jamais !... c’est fort rare.

Parmi les professionnels ou mieux les professionnelles de la médiumnité, parmi les somnambules extra-lucides (au dire des annonces de la quatrième page des journaux) se trouvent de très mauvais somnambules, qui font parler ou laissent parler leurs clients et qui échafaudent là-dessus, leurs pronostics et leurs prédictions. Généralement les dames sont endormies par des messieurs la plupart du temps (leurs amants) qui les exploitent, comme des cochers leur chevaux, quand ce n’est pas pire.

Les considérations que nous venons de donner ci-dessus sont parfaitement sûres et certaines ; nos lecteurs peuvent les admettre comme l’expression de l’entière vérité et s’en rapporter entièrement à elles, comme conclusions de ce qu’il faut penser ou ne pas penser sur les médiums Psychomètres.

Ce sont des travaux et des expériences de quarante années d’exercices et pratiques presque journalières qui nous permettent d’être si alïirmatif à cet égard.

TItAITK DE YOGA

Ce ne sont donc pas des propos en l’air, ce ne sont pas des suppositions, tout ce que nous avons dit repose sur des données certaines, sur des études considérables, et c’est pourquoi nous avons le droit et l’autorité d’être aussi affirmatif.

Nos données ne sont pas établies sur de simples hypothèses, mais sur la vraie science expérimentale qui nous a demandé beaucoup de temps, beaucoup de travaux, beaucoup de recherches ; aussi pouvonsnous dire en modifiant quelque peu le mot de William Crookes :

« Je ne dis pas que cela peut être, mais que cela est très certainement, tel que nous venons de l’exposer à nos lecteurs !... »

DE l’œil physique

A son origine, à son arrivée sur la Terre, l'homme était bien loin d’être ce qu’il est actuellement et aujourd’hui, il est bien éloigné de ce que sera l’homme dans quelques millions d’années, n’osant dire dans quelques millions de siècles.

Ses organes étaient bien loin d’avoir la perfection relative qu’ils ont aujourd’hui.

C’est à peu près ce que nous écrivions dans une Revue et qui nous attira une sorte de critique d'un jeune et très instruit Occultiste.

Voici en effet ce qu’il écrivait :

TRAtTÉ DE YOGA

Dans une Bevue des /?e(^«es(i) en rendant compte de la Paix Universelle, notre collaborateur G. Phaneg dit : « Ernest Dose consacre un intéressant article à la clairvoyance et à la clairaudience. Il cite une assez curieuse théorie lliéosophique, qui prévoit l’apparition dans l’homme de cellules nouvelles reliant les sens physiques et les sens astraux. L’homme pourra voir alors l’invisible avec ses jreux physiques. Je n’ai pas la compétence nécessaire pour discuter cette théorie, mais cependant je préférerai, pour le moment du moins, l’idée que les sens du corps physique sont faits exclusivement pour la perception du plan physique et les sens du corps astral pour voir dans le plan fluidique; Une seule chose donnerait à réfléchir : je me souviens avoir lu que pour Cazotte, un « Esprit » ne préséntait aucune différence avec un vivant. Il le voyait les yeux ouverts et aussi objectivement. De plus, j’ai constaté que si pendant qu’on regarde un être spirituel, on vient à tourner la tête dans une autre direction, on ne le voit plus ; si on regarde de nouveau vers lui, il redevient visible. Les yeux physiques semblent donc jouer un certain rôle dans ce cas, peut-être par une simple accoutumance du cerveau. Quant à la méthode d’entraînement citée par M. Bosc, je la crois très dangereuse, surtout à cause du temps que l’on doit y consacrer, deux ou trois séances d’unedemi-heurepar jour.»

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