‹ Traité de yogaChapitre 34 sur 47 · VI, S · texte numérisé non relu

VI, S

double but, il obligeait l’individu à boire de l’eau pure et en même temps en lui inspirant le respect de la vie même d’un insecte, d’un microbe, il lui formait le cœur, il lui infiltrait la compassion et a fortiori, lui inculquait par surcroît, le respect de la vie en général et de son semblable en particulier ; en un mot il créait un Etre humain, doux, bon et patient comme l’indique du reste, le verset suivant :

« Il doit supporter avec patience, les paroles injurieuses, ne mépriser personne et ne point garder rancune à quelqu’un au sujet de ce corps faible et maladif (i).

Il doit effacer ses péchés, en retenant sa respiration (2) et expier ses fautes en se livrant au recueillement le plus absolu. Il doit réprimer ses désirs sensuels en imposant un frein à ses organes, et détruire par la méditation profonde, les qualités opposées à la nature divine (3).

L’ascète arrive à modifier sa constitution physique par un entraînement extrêmement pénible et obtenir ainsi le pouvoir d’évoquer dans les temples, des Entités supérieures de l’astral. Tous ceux qui ne pouvaient atteindre ce résultat restaient dans la première classe des Initiés (la troisième ou dernière classe).

2. Le livre des Respirations onTraité de Vart de respirer, passim, i vol. in-i8. Paris, H. Daragon.

Dans les livres sacrés Hindous, cet ascète est dénommé Sannyasi (celui qui a renoncé à tout) ou bien Yati (celui qui s’est dompté) ou enfin Parivrajaca (celui qui mène une vie errante).

Voici, comment la Bavagliata Purana définit les caractères de l’Ascète (i) :

1° Si l’ascète est encore valide, qu’il adopte la vie errante, ne gardant que son corps et ne s’arrêtant dans un village qu’une nuit, il doit parcourir la terre avec une complète indépendance ;

a® Qu’il n’ait pour tout vêtement, qu’un lambeau d’étoffe, qu’il ne garde qu’un bâton avec le pot et autres insignes de l’ascète ;

3® Que devenu mendiant, il aille seul, trouvant son unique plaisir en lui-même, sans feu, logis ou abri, qu’il soit l’ami de tous les êtres, et exclusivement occupé de Narâyânâ...

Les livres sacrés disent « qu’il n’ait pour tout vêtement, qu’un lambeau d’étoffe » en effet, certains Ascètes Bouddhistes vivent presque nus ; on les nomme Samana ; Strabon les dénomme Germanes, Porphyre et Origène Samanéens, Clément d’Alexandrie Sarmanes, et tous ces auteurs les distinguent des Brahmanes Gymnosophistes.

Nous ajouterons ici que bien des écrits sacrés réagissent contre les excès parfois fort rigoureux de l’ascétisme.

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