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IL SOUS-EMBRANCHEMENT

CNIDARIA. CNIDAIRES, COELENTÉRÉS (s. str.)

Coelentérés à tissus cellulaires consistants, munis d'une bouche et d'une cavité digestive centrale, et de cnidoblastes dans Vectoderme.

Les Polypes et les Méduses diffèrent tellement, par leur conformation et la structure de leurs tissus, des Porifères, que l'on est autorisé à les réunir dans un groupe opposé à celui de ces derniers animaux. Comme la présence de capsules urlicantes microscopiques dans les cellules de l'ecto.derme (Cnidoblastes ou Nématocystes, fig. 273) les différencie nettement des Eponges, dont les tissus n'en présentent jamais, on peut leur appliquer le nom de Cnidairês.

A l'opposé des Porifères, il n'existe point de pores destinés à introduire l'eau et les particules alimentaires; le parenchyme, au Ffc. m — AmasdeTiémafocystesâi'dxtrélieu d'être spongieux, a une consistance plus mité des tentacules d'un Scyphisioma.

grande, qui est encore renforcée par l'apparition de lamelles de soutien, de cuticulaires ou de couches mésodermiques de tissu conjonctif résistant entre l'épidermë et le revêtement de la cavité digestive. Il peut s'y ajouter des formations squeleltiques extérieures, produites à la périphérie, et des formations squelettiques intérieures excessivement variables, constituées par des depuis calcaires ou des produits cornés ou chitineux. La bouche sert à l'introduction des aliments et aussi, dans la règle, à l'expulsion des produits d]exçTétionj et la digestion des substances ingérées est opérée par la paroi de la cavité digestive, qui déjà sécrète des sucs digestifs. Aussi trouve-t-on dans l'entoderme des cellules glandulaires qui peuvent aussi exister, du reste, dans l'ectoderme. Le liquide nourricier, élaboré de la sorte, mêlé à une grande quantité d'eau, est mis en circulation dans les parties périphériques de la cavité gastrique, principalement par les cellules flagellées de l'entoderme, qui ont également pour fonction de résorber et de transformer les principes alhuminoïdes. Partout où il existe des réseaux cellulaires dans le tissu intermédiaire

CNIDÀ1RES.

274. — Cellules épithéliales et fibres nerveuses d'un filament mésentéroïde de Sagartia parasitica (d'après 0. et ii. Hértwig).

du mésoderme, ils jouent un grand rôle dans la circulation des liquides nourriciers (Méduses discophores, Anthozoaires). Chez les Cnidaires de grosse taille, on rencontre fréquemment dans le mésoderme des canaux entérocœles et des cordons cellulaires, qui fonctionnent de même, comme diverti culums de la cavité gastrique.

Muscles et nerfs sont représentés chez les formes élevées par des éléments anatomiques distincts; les premiers sont très répandus. Tous deux sont produits

par les cellules de l'ectoderme, mais peuvent, par suite de phénomènes d'accroissement secondaire, pénétrer dans le mésoderme (fig. 274).

Les muscles, dans le cas le plus simple, sont des fibres lisses allongées, nées à la base des cellules ectodermiques, qui recouvrent alors, à la manière d'un épithéliuin, une couche de fibrilles musculaires (myoblastes, épithélium musculaire, fig. 275). Ces rapports des cellules de l'ectoderme et des fibrilles musculaires, observés pour la première fois chez 17///(//Y/(Kleinenberg), firent croire à la présence de cellules neuro-musculaires-qui

représenteraient chacune à la fois et une cellule musculaire et une cellule nerveuse réunies. Mais le fait que l'on rencontre tous les passages depuis cette forme d' épithélium musculaire jusqu'à la forme de cellule musculaire en fuseau, et qu'à côté de ces épithéliums il existe des cellules ganglionnaires spéciales et des fibrilles nerveuses [Méduses), que de plus les cellules de l'entoderme peuvent aussi produire à leur base des fibrilles musculaires {Siphonophores), s'il n'a complètement renversé la théorie de la cellule neuro -musculaire, la du moins profondément ébranlée (Claus, Korctneff, 0 et R. Hertwig).

Les éléments des organes des sens, et parmi ceux-ci on compte depuis longtemps avec raison les corps marginaux des Méduses (yeux et vésicules marginales), sont également des différenciations des cellules de l'ectoderme. A la place des couronnes et des rangées de cils, apparaissent très généralement autour de la bouche des appendices de forme très variable, qui jouent le rôle d'organes préhensiles (tentacules, filaments pêcheurs). La surface extérieure du corps tout entière sert à la respiration, et des groupes de cellules appartenant à l'épithélium de la cavité gastrique sécrètent des produits spéciaux, et en particulier des produits urinaires (concrétions cristallines dans les cellules entodermiques des Acalèphes, Siphonophores et Polypes).

Les organes génitaux ne sont encore représentés que par des épithéliums germinatifs, qui se montrent dans des points déterminés du corps, soit au-dessus de la couche mésodermique dans Lectoderme, soit au-dessous d'elle, souvent même dans le mésoderme ; ils sont recouverts par l'entoderme et forment des poches

Fig.

~27o. — Myoblastes d'une Méduse (Aurélia).

ANTHOZOAIRES. 269

(Anthozoaires), ou des rubans simples ou pelotonnes (Acalèphes). L'origine des éléments n'esl pas la même chez tous les Cœlentérés. Probablement les èpithéliums germinatifs sont le plus souvent des produits de l'ectoderme (Hydra), plus rarement de l'entoderme, et dans quelques cas (Hydractinia) les éléments mâles sont d'origine ectodermique, les éléments femelles d'origine entodermique. Le développement de l'embryon, qui est le plus souvent précédé d'une segmentation inégale, n'est pas moins variable; il conduit par des voies très différentes à la formation d'une larve constituée par deux couches de cellules.

La meilleure division des Cuidaires est celle de H. Lpuekart, qui distingue trois classes: les Anthozoaires, les Hydroméduses et les Cténophores. Bien que certaines raisons militent pour réunir, comme l'a proposé Huxley, les Anthozoaires et ]ej ÇténopJîores dans un seul groupe, celui des Actinozoaires, cependant l'organisme birayonnédes Cténophores, par sa conformation et sa texture, est si différent de celui des Coralliaires et des Actinies, que le caractère commun chez les animaux de la présence d'un tube gastrique (cône buccal invaginé de l'IIydroméduse), sur lequel repose essentiellement la séparation des llydroméduses, ou Hydrozoaires, d'avec les Actinozoaires, suffît pour établir un lien étroit, d'autant plus que les cloisons des Anthozoaires correspondent aux régions qui séparent les canaux rayonnants des Acalèphes, régions qui dans certains cas (Charybdea, Lucernaria) peuvent même être réduites à l'état de simples lamelles. Chez les llydroméduses les Polypes offrent, il est vrai, une taille et une complication de structure bien moins considérables que chez les Polypes des Anthozoaires, mais la forme sexuée, dans ce dernier groupe, c'est-à-dire la Méduse, présente une organisation si supérieure, que l'on est conduit à commencer l'étude des Cœlentérés par celui des Anthozoaires.

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