CLASSE MYRIAPODÂ'. MYRIAPODES
Arthropodes terrestres à corps composé d'une tête distincte et de nombreux anneaux semblables, pourvus d'une paire d'antennes ; deux (trois)
1 Outre les ouvrag' déjà anciens de De Geer, Leach, Walckenaer, C. L. Koch et Gervais, voyez : .1. Brandt, Recueil de mémoires relatifs à l'ordre des Insectes Myriapodes. St-Pétersbourg. 841. — P. Gervais, Études pour servir à l'histoire naturelle des Myriapodes. Ami. se. nat. ,
myriapodes; 805
paires de mâchoires et de nombreuses paires de pattes. Respiration trachéenne.
Les Myriapodes sont, avec les Péripatides, les Arthropodes qui se rapprochent le plus des Annélides tanl par leur mode de locomotion que par la segmentation homonome de leur corps allongé, tantôt déprimé, tantôt cylindrique (fig. 694). Le uombre relativement restreint de familles el de genres qu'ils renferment les a fait ranger souvent dans un simple ordre, parmi les Insectes ou parmi les Crustacés. Ils se rapprochenl de ces derniers par leurs nombreuses pâlies articulées sur tous les anneaux qui Ion I suite à la tète. La conformation générale de quelques espèces semblerait indiquer une parenté étroite avec les Cloportes (Glomeris, Armadillo). Mais ils se rattachent bien plus directement aux Insectes par leur respiration aérienne et trachéenne, par la conformation de la tète, ainsi que par l'ensemble de l'organisation; et il est même assez vraisemblable que la forme souche de ces derniers en est dérivée par la réduction du nombre des appendices et par la fixité dans le nombre des anneaux. Il est de fait que les Campodes du groupe des Thvsanoures. que l'on considère comme très rapprochés du type primitif des Insectes, ressemblent beaucoup extérieurement aux Chiloporles (Japyx).
La tète des Myriapodes correspond à peu près au tronçon antérieur ainsi nommé chez les Insectes; elle porte aussi deux antennes, les yeux et deux (trois) paires de mâchoires. Les antennes sont placées dans des fossettes sur le front, et consistent simplement en une suite d'articles; elles sont généralement filiformes ou sétiformes. Les mandibules, pourvues de puissantes dents, ressemblent à celles des Insectes et manquent toujours de palpe (fig. 695). Les mâchoires forment chez les Chilognathes une sorte de valve buccale inférieure lobée et complexe, que l'on considérait jadis comme résultant de la soudure de deux paires de mâchoires. Chez les Chilopodes, les mâchoires présentent une
Fig. 60i. — Scolopendre morsilans.
g. 695. — Pièces buccales du Geophilus peruanus (d'après Carus, Icônes). — L, mâchoires; Ifl, pattes-mâchoires.
2' sér., vol. VII, 1n.')7. — G. R. Treviranus, in Vermischte Schriften anatom. und physiolog. Inhalts, vol. II, p. 59. — G. Newport, On the organs of reproduction and the development of the Myriapoda. Philos. Transact., 1841. — Id., Catalogue of the Myriapoda in the collectionof the Brit. Muséum. london, 1856. — Stein, De Myriapodum partibus genîlalibus. Archiv. ('. Anat. und Physiol., 1842. — Fabre, Recherches sur l'analomie des organes reproducteurs et sur le développement des Myriapodes. Ami. se. nat-, 4e sér., vol. III. l.S5:>. — ||. de Saussure, Essai d'une //mue des Myriapodes du Mexique. Mém. de la Soc. de physique de Genève, vol. XV, 1864.
— E. Metschnikoff, Embryologie der doppelfûssigen Myriapoden (Chilognatha). Zeilschr. fur wiss. Zool., vol. XXIV, 1874. — Id.. Embryologisches ûber Geophilus. [bid., vol. XXV, IST.j.
— Plateau, Recherches sur les phénomènes de la digestion et sur la structure de l'appareil digestif chez les Myriapodes de la Belgique. Mém. Acad. roy. Bruxelles, I87G.
Voyez en outre les mémoires de YYood, l'eters, Stein, Meinert, Lubbock, A. Ilumbert, L. Koch- F. liarsch, Haase, etc.