‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 237 sur 271 · MYRIAPODES · texte numérisé non relu

MYRIAPODES

lame basilaire masticatrice et un rudiment de palpe. Dans des cas rares, les pièces de la bouche sont transformées en un appareil de succion (Polygonium). Le tronc, qui fait suite à la tête, se compose d'anneaux semblables, nettement séparés, dont le nombre varie beaucoup, mais est toujours très considérable et constant pour chaque espèce (neuf seulement chez les Pohjxenus et les Pauropus). Us sont souvent formés d'une plaque dorsale et d'une plaque abdominale dures et portent chacun une ou deux paires de pattes. Les anneaux sont presque toujours si complètement homonomes qu'il est impossible de déterminer la limite du thorax

ffïïTïïïïffmffffmïïrr'"'1'' ' Fig. 696. Juins terrestris (d'après CL. Koch).

et de l'abdomen; mais certaines particularités de l'organisation interne, notamment la coalescence des ganglions antérieurs de la chaîne ventrale, prouvent que l'on peut considérer comme comparable au thorax (dernier segment céphalique) des Insectes, chez les Chilopodès, les anneaux antérieurs soudés en un tronçon qui a des rapports étroits avec la tète, et chez les Chilognath.es les trois anneaux qui font suite à la tète. Chez tous les Chilogncdlies une seule paire de pattes s'attache à chacun de ces trois anneaux antérieurs; les suivants en portent presque constamment deux paires, de façon qu'on peut les considérer comme

formés par la soudure de deux protozoonites.

Les pattes s'insèrent chez les Chilopodès sur les côtés (fig. 694) ; chez les Chilognathes elles s'insèrent sur la face ventrale plus près de la ligne médiane (fig. 696) ; elles sont formées de six ou sept articles et se terminent par une griffe.

La structure des organes internes est semblable à celle des Insectes. Le système nerveux (fig. 697) offre une analogie frappante avec celui des Annélides : il est surtout remarquable par l'éfendue île la chaîne ganglionnaire qui parcourt toute la longueur du corps, et se renfle au niveau de chaque anneau pour former un ganglion. On a décrit aussi un système de nerfs viscéraux pairs et impairs semblable à celui des Insectes (fig. 698). Les yeux manquent rarement ;

Fig. 697. Partie antérieure du Fig. 69S. — Cerveau et nerfs sympathiques

système nerveux du Julus terrestris (d'après Carus, Icônes). — S, cerveau; oc, nerf et ganglion optique; I, II. III, les trois premiers ganglions ventraux soudés; 1, 2, 3, etc., ganglions de la chaîne; n, sympathique.

du Juins terrestris, fortement grossis (d'après Carus, lames,. — np, nerfs viscéraux pairs ; ni, nerf viscéral impair; oe, oesophage.

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